Band 
Tome Ier.
Seite
282
JPEG-Download
 

%n ARE

loir ses eaux fans mélange ail tra-vers de la met , & alloit se joindreà la fontaine d'AréthiJc en Sicile.

T. ARETIN, ( Gui ) vit le jour àArer.ro , ville de Toscane en Italie.11 emra dans Tordre de S. Senoît,& devint abbé. II substitua aux sixlettres del’alphabeth Romain , donton se servoit dans le plain - chantGrégorien , les syllabes , ut, rc ,mi , fa y soi , la , qu’il trouva dansT hymne de S, Jean , en la chantantde cette façon :

UT queant IaxisRE -sonore fibrisMl-ra gestorum

FK-mnli titortim ,soi.-ve pollutiLA-bii reatum,Scc.

Le pape Jean XIX le fit-venir àRome, & admira son inventioncomme une merveille. Elle dut leparoitre en effet dans ce siécle,puisqu'elle apprenoit dans un anà un enfant , ce qu'nn homme d’unâge avancé pou voit à peine appren-dre en dix & vingt ans. ( Voyezdans le Dictionnaire de Musique deM. Brossurd , ('analyse des ingé-nieuses découvertes de Gui Aretin.)Ce Bénédictin vivoit vers TanlOîS. II laiíìa deux Liures fur laMusique.

II. ARETIN .(Léonard) ainsiappelle , parce qu'il étoit né àArezzo en 13 70. Son nom de famil-le étoit Bruni. Après avoir fait sespremières études dans fa patrie , ilvint à Florence, où il s'appliquaavec beaucoup d’ardeur à la juris-prudence & à la politique. II ap-prit la langue Grecque fous Emma-nuel Chrysoloras. La réputation deses ta)ens & de son fçavoir, secon-dée des bons offices du Pogge sonntime ami, lui mérita, dans un âgeencore peu avancé , la place de se-crétaire des brefs fous Innocent Vifqu’il remplit avec distinction pen-dant le règne de ce pontife & dequatre de ses fucceffeurs.il se trou-vaau concile de Constance eni4t j,

are

Jvee JeanXXIII. Ce p ipe y ayanfété déposé , Aretin jugea qu’il yavoir peu de sûreté à Constancepour ceux qui a voient fui vison par-ti, & s’enfuit sceretremem de cet-te ville. 11 revint à Florence , où ilconfiera entièrement à son goûtpour les lettres , 8t à la composi-tion de divers ouvrages , le loisirque lui laiffoient ses différentescharges. II fut employé á plusieursambassades par fa république,dontil étoit chancelier. II mourut en14441 à 74 ans , laissant de grandsbiens. De magnifiques obsèques luifurent faites aux dépens du public;on prononça son oraison funèbre ,pendant laquelle, son corps étantdéposé dans T église , Torateur parordre des magistrats le couronna delaurier. Léonard Aretin doit être re-gardé comme un des plus beaux gé-nies de son siécle , & l’un de ceuxqui firent époque à la renaissancedes lettres. Historien , orateur, po-lygraphe , traducteur , il ne réussitpas également dans tous ces genres;mais il surpassa la plupart de sescontemporains, sur-tout dansl’his-toire. On a de lui un grand hom-bre d’ouvrages imprimés; les prin-cipaux sont : I. Trois livres de laGuerre Punique , qu’il a presque touspris de Polybe , & qui peuvent ser-vir de supplément à quelques-unsde ceux qui nous manquent dansTitc-Livc, 1537, in-S°. II, VHis-toire de l’ancienne Grèce fabuleuse fi»de Rome , sous le titre d'Aquila V v-lante , Venise 1543 , in-8°. III. DeBello Italico adversus Gothos gestolibri iv , 1470, in-fol. IV. Histo -

riarum Florentinarnm libri X 1 j ,1610 in-ss*. qu’il traduisit en italien,1476 in-fol. V, Des Traductions la-tines de quelques Vies de Plutarque ,des Politiques & des (économiquesá'Aristote. VI. De fludiis §. litteris ,réimprimé en 1642 par les soinsde Naudé. VIL Egifialct. Ce dernier