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ioit bien ,maìs tju'il inventoit ma! ;&on a dû le dire. Les beaux-espritsde ricalie balancent encore s’ilsdoivent mettre V Arioste au-dessousdu Taffe. Quelques-uns ont dit,que le tombeau de Roland étoitdans la Jérusalem délivrée. D’autresont voulu trouver dans le poèmedu Tasse , des imitations de celui deY Arioste : L 'Armide , disent-ils , estd'après ì'Alcine : le voyage des deuxchevaliers qui vont désenchanterRenaud , patoit imité du voyageá'Astolphe ; mais il faut avouer queces ressemblances font un peu éloi-gnées. Deux poètes dont le tonest íì différent, ne doivent pas êtremis en parallèle , & quoi qu'en di-sent plusieurs Italiens , l’Europe( suivant un célèbre critique ) nemettra Y Arioste avec le Tasse , queJorsqu’on placera l ’Enéide avec Don-Quichotte , & Callot avec le Corrige.{ Foye{ Boïardo. ] On raconteque le cardinal d 'Est, à qui il dédiason poème , lui dit en riant : Oovcdiavolo, Messer Ludovico,avetepiglia-tt tante coglionerie ?... Messire Louis ,où diable ave^-vous pris tant de sot-tises ? 11 y en a en effet beaucoup,St les lecteurs sages trouveront biendes traits qui allarmeront leur ver-tu. La Fontaine y a puisé quelquescontes , Sc Voltaire quelques - unesdes fictions d’un Poème beaucoupplus obscène,mais bien moins in-téressant que le Roland. C’est ungrand avantage de la langue Ita-lienne ,ou plutôt c’est un rare mé-rite dans le T a ffe Sc dans YArìoste ,que des poèmes si longs , non-seu-lement rimés , mais rimés en stan-ces , en rimes croisées, ne fatiguentpoint ['oreille, & que le poète neparoisse presque jamais gêné. Nousavons plus." traductions du poèmede Roland ; mais on ne trouve dansaucune ni le feu, ni la vivacité,ni la gaieté folle de l'origioal, (P’oy.Mìrajìaud , TRESSAN.jL’édicion
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la plus recherchée du Rolland fu-rieux , est celle de Venise , in-fol.1584, avec les notes de Ruseelli6t les figures de Porro. On estimeaussi celle de Paris, en 4 petits vol.in-11, 1744. Celle des aidera Ve-nise , in-4". 1545 , quoique moinsrare que celle de Venise , in-4".15S4, est fort chère. Les littéra-teurs curieux de connoître leschan-gemens faits à ce poème , recher-chent aussi sédition originale deFerrare ,1515 > qui est assez diffé-rente des autres. Mais la plus bellede toutes, & la plus digne d’orner lecabinet d’un curieux, est fans con-tredit celte qui a été publiée en1772 , en 4 vol. in-8°. par Malinì ,libraire Italien. Cette édition estsortie des presses célèbres de £as-kcrville j& elle n'est pas moins dis-tinguée par la beauté des figuresqu’on y a jointes , que pari'exécu-tion typographique. O11 a impriméen 3 vol. in-12, Paris 1776 , les au-tres Œuvres de Y Arioste,qaà serventde suite à l'Orlando furiofo. Ce re-cueil avoit été déja publié à Ve-nise , 2 vol. in-fol. 1730.
ARIOVALI), Voy. Adaloald.
ARIOVISTE , roi des Suèvesdans la Germanie , ( aujourd’huil’AUemagne ) fut défait par Jules-César, l’an 58 av, J. C. Deux de sesfemmes périrent dans la fuite ; Sc dedeux filles qu'il avoit, l’une fut tuée,& l’autre faite prisonnière. II nemanquoit pas ni de talent pour laguerre, ni de courage ; mais il étoitd’une hauteur & d'une fierté qui luinuisoit beaucoup.
ARIP£RT,û/í Aribert.ou Artt-tert , roi des Lombards, succédaen 702 son pere Requibcrt ou Ra-gimbert. S’il faut en croire un his-torien du tems, ce prince éroicjuste , pieux , charitable. Mais ceséloges, démentis par plusieurs ac-tions de cruauté , furent dictésvraisemblablement, (dit Hariion ,)