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Tome Ier.
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À R I

hisses , il en vit sortir une nuéed’abeilles qui le consolèrent de lespertes. Les Dieux te placèrent en-tre les étoiles , & il sot i’Aquariusdu Zodiaque, huet trouve de gran-des conformités entteAnftce 6c Moy-/-, mais il est assez difficile de lesappercevoir.

II. ARISTÉE le Pnconéfen , his-torien 6c poète Grec, floriffoit durems,de Cyrus & de , vers

I an ^6^ av J.C. On lui attribue unPocmc épique en trois livres, fur laguerre des APmapfts , ou ScythesHyperboréens. Cet ou vr. s’est per-du. Longin en rapporte six vers dans (son Truite du Sublime , 6c Trcrfs iïxautres. Aristèe avoit encore compo-sé un livre en prose fur la Théogonie,ou l'origine des Dieux. Cet ouvra-ge n ’etì point parvenu jufqu’à nous,®c on doit le regretter plus que sesvers.

III. ARISTÉE , que Pappus a sur-nommé s Ancien, vivoit vers le temsd’ Alexandre le Gr. Euclide avoit tantd’eltinie & Rattachement pour lui,qu’il ne voulut pas écrire fur un su-jet qu’avoit traité son ami ,de crain-te de nuire à la réputation qu ’Arif-tee s’étoit acquise. On avoit de luideux Ouvrages qui rouloient sur lagéométrie sublime ; mais l’injure destems en a privé la postérité.

IV. ARISTÉE, préfet ou officierde PtoLumcc Phiiedrip’.e roi d’Egyp-te, qui [’aimoit á cause de sa modé-ration 8c de sa sagesse, étoit Juif d’o-rigine.Ceprince l’envoya, dit-on,demander au grand-prêtre E!éa\ar ,des sçavans pour traduire la Loi desJuifs d'Hébreu en grec. EUaqar enchoisit 72 , qui firent cette traduc-t'On appellée des Septante. On pré-rendqu ’Arifiée composa l'Histoirede cette veríion.Nous en avons une,a la vérité , qui porte son nom. Onl’a publiée fous ce titre : Hìfloria de

Scripturce Interpretibus , Oxford ,

*692, isl-S*; & dans la Bible de

A R I r y?

Rome, 1471,2 vol.in-fol. Vandalea donné une sçavante dissertationsur cet ouvrage è Amsterdam, 170;,in-4°. Mai.s il est constant que Ffo-lomée ne lit-traduire que le Penta-teuque ; 6c que l’ouvrage qui nousreste sous le nom d 'Ari/tce , est unlivre fdbuleux , composé par un JuifHelléniste d'Alexandrie , 6c nonpar un Aristèe , païen 6c officier dePtolumét. II parle toujours en Juif,

& fait-parler êc écrire de même lesautres. Son roman ne s’accorde pasavec les historiens du tems ; il estplein d'anachronismes. L’historicnJofepht est le premier qui ait laitmention expresse û'AriJiéc... VoyezDupin , Dissertation préliminairefur la Bible,

ARISTÉNE, Voy. III. Alexis,

ARISTENETE, auteur Grec duv' siécle, périt dans un tremblementde terre qui renversa la ville de Ni-comédie. Nous avons de lui deslct-tres, Paris 1610 , in-8° ; Utrecht1737 ; Zwol 1749 , in-8°. Le Sageles a traduites en françois 1695, so-li. 11 y en a quelques-unes d'ingé-nieuses , 6c racine de passionnées ;mais la plupart ne sont qu’un tissude passages de Platon , de Lucien ôcde quelques autres.

I. ARISTIDE, surnommé leJuste , avoit pour rival à Athènesle célèbre Thcmijloclis. Ces deuxgrands-hommes , élevés ensembledès leur enfance , avoient des qua-lités bien différentes : l'un fut pleinde candeur, 6c de zèle pour le bienpublic ; l’autre, artificieux , fourbe6c dévoré d’ambiti on. Aristide auroitvoulu éloigner du gouvernementcet esprit dangereux ; mais les in-trigues de son ennemi fircnt-con-damner à l’cxil, par le jugement del’ostracisme, l’homme simple 8c il-lustre qu’il envioit, vers lan 4S3av. J. C. On rapporte qu’un paysanne le connoifl’ant point , vint leprier de mettre sur sa coquille le