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nom A'Aristide. L’Athenien surprislui demanda , s’il avoir á le plain-dre de celui qu’il vouloir faire-ban-nir? stot'ní du tout, répondit le rus-tre ; mais je fuis fatigué de l'entendretoujours appeller le Juste. Aristide ,sans se troubler , écrivit son nomsur la coquille, & la lui rendit. LesAthéniens se repentirent bientôtd’avoir chassé de sa patrie un ci-toyen qui ne travailleur que pourelle. 11 fut rappellé. 11 alla au-de-vant de Thémistocles , pour l'invi-ter a travailler tous deux de con-cert au salut de l’état. 11 engageales Grecs à se réunir contre lesPerses , s’illustra par son courageautant que par sa justice , & se cou-vrit de gloire aux batailles de Ma-rathon , de Salamine & de Platée.II fit - établir une caisse militairepour soutenir la guerre. L’équité& le désintéressement avec lequelil leva la taxe imposée à cette oc-casion , fit - appeller siécle d’or letems de son administration. 11 mou-rut si pauvre, que la république futobligée de faire les frais de ses fu-nérailles, de donner quelques biensá son fils, 8t de doter ses filles.Lyfimachus , fils de forte d'elles ,gagnoit fa vie à expliquer des son-ges dans les carrefours. On ignorele lieu 8c le tems de la mort A’Aris-tide... Thémistocles , Cimon , Périclès ,remplirent Athènes de superbes bâ-timens , de vastes portiques , deriches statues ; Aristide la remplit devertus. C’est le témoignage que luirend Platon , 8c la postérité y asouscrit. Le surnom de Juste lui futconfirmé plusieurs fois de fort vi-vant. A la représentation d’unepiéce A'Efchile , facteur ayant ré-cité un vers fur Amphiaraiis , dontle sens eroit : ll ne veut pas paraîtrehomme-de-bien , mais Pitre en effet ,tout le monde jetra les yeux furAristide. Un jour qu’il presidoit aujugement de la cause de deux par-ticuliers , l’un ayant commence par
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dire, que son ennemi avoit saitdans fa vie bien des maux à Aris-tide Eh ! mon ami, (lui repartitAristide en l’interrompant ) » dis« seulement le tort qu’il t'a fait -,» car c’est ton affaire que je juge,» 8c non la mienne...» Aristide ayantété forcé de produire en justice unde ses concitoyens, les juges, quiconnoissoient son équité , se pré-paroient à le condamner sur sa seuledénonciation. Mais cet homme justeles conjura de ne point transgres-ser les règles ordinaires, 8c de lais-ser à l'accusé la liberté de produireses moyens de défense.
II. ARISTIDE de Milet, histo-riographe , se rendit célèbre par sesMiles aques , contes romanesques 8csouvent licentieux. Apulée , auteurde P Ane d’or , avertit dans fa pré-face , qu’il va écrire des contes à laMiléfiatquc : ce qui prouve que lesouvrages A'Aristide dévoient avoireu du succès. Plutarque le cite sou-vent dans ses Petits Parallèles.
III. ARISTIDE , (St) Athénienprésenta à l’empereur Adrien uneApologie de la Religion Chrétienne ,pleine d’éruelition 8c d’éloquence ;elle existoit encore du tems de S.Jérôme. C’étoit un philosophe Pla-tonicien , 8c il en garda f habit, mê-me après qu’il eut embrassé le Chri-stianisme.
IV. ARISTIDE, (AElius) ora-teur Grec , né en Mysie , vers fan129 de J. C. , prit le surnom deThéodore , en mémoire d’une gué-rison qu’il avoit reçue 8c qu’il crutsurnaturelle. Les plus grands maî-tres lui donnèrent des leçons d’é-loquence. 11 passa fa vie à haran-guer 8c á voyager. Mais il se fixaenfin á Smyrne. Marc-Aurèle arrivédans cette ville, fut curieux de l’en-tendre. II remarqua qu’il n'avoitpoint paru dans la foule des cour-tisans , 8c le demanda. Le lende-main Aristide parut : il s’excusa surson travail de ce qu’il n’avoit point