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>. Philosophes assiégeaient les por-» tes des Grands, tandis que ceux-,* ci n’alloient jamais chez les Phi-n lofophes ? „ Ccfi t ( répondit^ín/*ttppe , ) que les Philosophes cunnoif-f ent leurs besoins , & que les Grandsconnoijfent pas les leurs • D’autresdisent qu'il lui répondit plus sim-plement : C est que les Médecins vontordinairement cke\ Us malades... Unjour ce prince lui donna ie choix<ie trois courtisanes. Le philoso-phe les prit toutes trois , disant :que Paris nés enitoitpas mieux trou-ve y potir avoir jugé en saveur <tuneDlessc, contre deux autres Déesses. IIles mena ensuite jusqu’à sa porte ,& les congédia ; tant il lui croîtaisé de prendre de lamour & desVn guérir ! Quelqu’un le plaisan-tant un jonr sur son commerceavec la courtisane haïs : [ Voyc\te mot. ] II est vrai , dît-il , que jela pojfcde , mais elle ne me possèdepas... Quand on lui reprochoit qu’ilvivoit trop splendidement |, il di-ibit : Si la bonne-chére étoit blâma-ble , seroit-on de fi grands festins dans. les fêtes des Dieux ?... Si Aristippeponvoitse contenter de légumes ì (disoitcontre lui Diogcnc le Cyniquo, ) ilve s*abaisferuie pas à faire la cousfíux Princes. — Si celui qui me con-damne ,( répliquoit Aristippe) ,fça-vo : t faire la cour aux Princes , il neferait pas forcé de fe contenter des lé-gumes... Comme on lui demandoitce que la philosophie lui avoir ap-pris ? A bien vivre avec tout le monde,& à ne rien craindre... En quù lèsPhilosophes font-ils au-dessus des au-tres hommes ? — C*est , disoit-il, quequand il n’y auroit point de loix , ilsv.vrolent comme ils font... On le rail-lait , Sc il se retiroit tout douce-ment : un jour celui qui l’attaquoitlc suivit, & lui demanda pourquoiils'en aHoit ? Cest, répondit-il , queComme vous êtes le maître de m'en-voyer des brocards , il dépend auffi de
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moi de ne pas les attendre... II SVOÏtcoutume de dire ; >< Qu'il valoic» mieux être pauvre qu’ignorant,
» parce que le pauvre n’a besoin» que d'être aide d’un peu d’argent,» au lieu qu’un ignorant a besoin» d’être humanisé... » Quelqu’unse vantant auprès ;de lui d’avoirbeaucoup lu : Ht quoi , ( dit Arissip-pc y ) ceux qui mangent avec excès &qui font te plus d'exercice , font-ilspour cela plus sains que les autres quimangent avec mesure & qui font unexercice modéré ?... Oo dit qu'il futle t" qui exigea des récompen-ses de ses disciples. Ayant demandé50 drachmes á un pere pour ins-truire son fils: Comment, cinquantedrachmes , s’écria cet homme ! iln’cn faudrait pas davantage pour avoirun esclave. — Hé bien , repartit lephilosophe , tour-à-tour courtisan& cynique , achete-le , & tu en aurasdeux.,. Arifiippc florissoit vers l’an400 avant J. C. II mourut en re-venant à Cyrène , de la cour deSyracuse. 11 avoir composé des li-vres d'histoire & de morale , quenous n’avor.s plus. II laissa une fillenommée Aiîeté , qu’il avoir prissoin d’instrmre dans toutes les par-ties de la philosophie , & qui futun prodige de bcauré & de vertu.
II . ARISTIPPE , dit le Jeune .petit fils du précédent,étoit fils d 'A-reté , fille á'Aristippe. II devint undes plus zélés défenseurs de la sectede son grand-pere, vers Pan 364avant J.C Elle admettoit pour prin-cipe de toutes les actions , deuxmouvemens de l’ame, la douleur &le plaisir.
III . ARISTIPPE , tyran d’Ar-gos, vivoit dans les frayeurs, fuitede la tyrannie. Le soir après sonsouper ,il fermoir toutes les portesde son appartement, quoiqu’ellesfussent gardées par un grand nom-hre de soldats -, il montoit ensuitepat une échelle dans une ohambre.