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Tome Ier.
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ART

vu la veille l’empereur , qui le re-çut ave; beaucoup de bonté. Lors-que Smyrne sut ruinée par un trem-blement de terre, il écrivit uneLettre si touchante à Mare Aurèle ,que ce prince ordonna sur-le-champde la rétablir. Les habitans érigè-rent en reconnoissance une staiue hAristide. Malheureusement , ( ditW. Thomas , ) ses ouvrages démen-tent un peu ces honneurs. Son pa-négyrique d eMarc-Aurèlt, sur-tout,e st trop inférieur au sujet. On n’ytrouve ni élévation, ni chaleur ,n > sensibilité , ni force. L éloquenceen est fossile & la philosophie com-mune. C’elt à-peu-près le caractèrede ses autres productions. On a delui des Hymnes en prose à l’bonneurdesDieux 8c des hérosjdes Panégyri-yne* des Oraisons funèbres-, des Apo-logies-, des Harangues, où il soutientle pour Sc le contre. Samuel Jeíb ,sçavant médecin Anglais , nous ena donné une excellente édition ,en a vol. in-4", grecque & latine,à Oxford, en 1722 8c 1750, avecdes notes pleines d’érudirion. Aris-tide mourut dans fa patrie, à l’âgade 60 ans.

V. ARISTIDE , peintre de Thè-bes, fut le premier , dit-on , qui*mt fur la toile les mouvement de

I ame & les passions qui l’agitent.Pline le naturaliste dit, qu 'Analeoffrit jusqu’à 6000 sesterces d’un deses tableaux. II vivoit du cems à'A-fehes , 300 ans avant J, C.

/. AR 1 STIPE de Cyrcnc en Afri-que , disciple de Socrate , fondateurde la secte Cyrénaïque , quitta la Li-bye donc il étoit originaire, pouraller entendre Socrate à Athènes.

II s’éloigna beaucoup du plan de sa-gesse de ce grand-homme. Le fondsde fa doctrine étoit, que la voluptéest le souverain bien de l’hómme ,2c il ne distingua point les plaisirs del ame de ceux des sens. II r.’adnec-loir de connoissance certaine , q te

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celle que nous devons au senti-ment intérieur. «On a, ( disoit-il,}" des idées distinctes de la volupté« 8c de la douleur -, mais ce qui en" cause les sensations est incon-» nn, parce que les sens extérieurs» nous trompent continuellement." La meme personne juge diffé-*< renouent d un objet extérieur" selon qu’elle est différemment» affectée. De deux personnes qui» goûtent le même mets, l'une le» trouvera insipide,& l’autre agréa-it ble. II n’y a donc rien de cer-11 tain dans les choses extérieures,u mais seulement dans ce qui nousu touche intérieurement. Entre les» différens fentimens intérieurs ,u les uns font agréables , les au-„ tres désagréables -, d’autres tien-» nent le milieu. La nature abhorre» ceux qui causent la douleur, 8cu cherche le souverain bien dans» ceux qui causent le plaisir, n Ce-pendant Ariftippe ne rejettoit pasla vertu ; mais il ne la regardoiccomme un bien, qu’en tant qu’ellecause rie la volupté. II ne croyoicpas qu’on dût la rechercher pourelle-même,mais seulement par rap-port aux plaisirs & aux avantagesqu’elle peut procurer. Arijlippe ,fidèle á. ses principes, ne se refu-soit rien de ce qui pouvoir rendrela vie agréable, 8c comme il avoitl’esprit souple 8c insinuant, 8c quesa philosophie étoit commode , ileut beaucoup de partisans. Lesgrands seigneurs l’aimèrent-, Denysle Tyran le rechercha. II couvrir,à la cour de ce prince , le manteaude philosophe, de celui de cour-tisan. Ildansoit, il s’enivroit aveclui. 11 donnoit fa décision fur tousles plats -, les cuisiniers prenoíentses ordres pour la préparation, 8cla délicatesse des mets. Sa conver-sation étoit piquante par une infi-nité de bons-mots. Denys le Tyranlui ayant demandé “ pourquoi les