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en fureur alla les tirer de la con-ciergerie , & les massacra sur-le-champ dans la cour du palais.
III. ARMAGNAC , ( Jean d 1 )maréchal de France , seigneur deGourdon, chevalier & chambellandu roi Louis XI, étoit fils-naturelde Jean IV comte d'Armagnac. IIfut f un des principaux favoris (deLouis XI , qui lui donna le gou-vernement du Dauphine. II mouruten 1471, avec une réputation très-médiocre de capacité 8c de valeur.II ne dut ie bâton qu'à la faveur deLouis XI, car il n’avoit jamais servi.
IV. ARMAGNAC , (Jacques d’)Voy.i. Nemours 6 -11.Isabelle.
V. ARMAGNAC , ( George d’)fils de Pierre bâtard de Charles á’Ar-magnac , comte de l'Isie-en-Jour-dain, devint archevêque de Tou-louse, co-légat & archevêque d’A-vignon. 11 fut-fait cardinal en 1544par Paui III, 8c mourut en 1585,à Sj ans. II protégea les gens-de-lettres, 8cenfit-connoitre plusieursà François I. C’étoit Tailleurs unhomme vain 8c ambitieux.
VI. ARMAGNAC, (Jean comted’) Voye\ l’artide de Jean V com-te d' Acmagaac, n° lxxi. dans lequelnous parlons de ceux qui ont pos-sédé depuis le cormé d'Armagnac.
ARMAND de Bourbon, princede Conti, Voye^ I. Conti.
ARMAND , comédien , Vaye\Huguet.
ARMELLE , (Nicole) nce en160Ó à Cainpénac, dans le dioceíêde St-Malo , 8c morte a Vannes en1671 , fut obligée d’entrer en con-dition. Elle passa les 35 dernièresanrvees de fa vie chez un gentilhom-me , qui rendit compte de tous lesexemples de vertu que cette fillelui avoit donnés. Sa Vie fut c entepar uneUrfuline des Vannes, nom-mée Saur - Jeanne de la Nativité.Poiret la fit-réimprimer en 1714 .;a-xx v fous ce titre ; L'Ecole a u pur
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amour de Dieu. On y raconte tjn'Ardmelle croyoit voir les Diables fousdes figures horribles , 8c sentir leurpuanteur ; qu’ayant fans ce fie l’ef-prit préoccupé de l’objet sacré de faflamme , elle ferroitee qu’elle ren-contrent fous ses mains, des piliers,des colonnes délit-, 8c qu'eile leurdemandoit : .V \ji ce point vous quicaches le Bien.ainté démon caurl Ondit qu’elle mourut d'un exccs d’a-mour divin. On ne peut douter quefa piété ne fût fort ardente ; mai*son imagination l’étoit encore da-vantage.
ARMELLINO , ( François) aéd’un pere banqueroutier , vint debonne heure a Rome, où il sollicitades procès 8c tint la banque. Léon ATayant louvent besoin de son in-dustrie pour trouver de l’argent, lefit-cardinal en 1517 8c intendantdes finances. Cette élévation sur-prenante lui fit des ennemis : sonnom fut en exécration parmi it peu-ple, qu'il avoir chargé d’un grandnombre de subsides & d’impôts :craignant de fe voir exposé a fa fu-reur,sous le pontificat d 'Adrien Vil ,successeur de Aéon X, il céda à fo-rage en fe retirant. On dit que dansun consistoire , où l’on parloir detrouver une somme dans un mo-ment pressant , le cardinal PompéeColonne dît qu’il nc falloir qu’écor-cher Armellìno , 8c exiger une petitepiéce de monnoie de tous ceux quifetoient bien ailes de voir fa peau ;8c que Fargent qu’onen retireroie,feroit une somme assez considéra-ble pour fournir à toutes les dépen-ses néccssaii es. Mais le cardinal deìrliiicit soutint Armellino , 8c ayantété depuis élevé au souverain pon-tificat , sous lenom de Clément Vll til lui donna l'archevêché de Taren-te 8c d’.uttres bénéfices considéra-bles. Ouelque-temps après , il futaíiiegc avec le pape dans le châteauSt-Ange, 8c mourut de douleur d'a-