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Voir p*rdu tous les biens qu'!! avoi t2 Rome , ..ans ’e temps que cette■ville fut ■ prise par les Impériaux.I e pape se consola de cette mort ,qui lui laifloit plus de zoo mille du-rais en terres, qui contribuèrent aPayer fa rançon. Armtllinv mourutdans le mois d'Octobre 1527.,
!. ARMINIvJS seigneur tic lapremière noblesse des Chérusques,«toit tout jeune encore , lorlqu’ilforma Je projet de délivrer fa pa-trie du joug des Romains. Brave ,second en ressources, d'un eípricPénétrant & dissimule il s’inlimiaadroitement dans la confiance deÉlira t, général Romain qui com-mandait dans la Germanie , tandisque fous sombre du mystère il fic-fevolter les cantons les plus éloi-gnés du pays. Le crédule Vurus ,qui ignoroit la conspiration, inar-cha l’an 9' de ï. C. avec trois lé'Lions contre les rebelles; mais s’c-tanc engagé imprudemment dans undélîle de bois ct ,dc montagnes , ilapperçut trop tard qu'tl ctoit trahi,& en fur la victime. Arminlus, quiav ec ses troupes le suivoit sousPrétexte de renfort, attaqua subite-tuent les Romains, les cailla en pié-* Cs .& par un exccs de cruauté ,*it-egorger ou attacher en croix•°us Ceux qui avoient étéí.iiis pri-sonniers. Ce barbare vainqueur dé-fendit encore , pendant quelquetems, la bberté de ses compatriotes;•fais ébloui par ses succès , il vou-^ut en devenir l'oppresseur & lessfîujettir à fa domination: ce fur lacause de sa perte. 11 sut alsafìinédans une conjuration , en fa 37'annee , vers l’an 17 de J. C. L'he-
tfn'me d’Anninius ; déja célébré par^ an >pìstron dans une de les piècesJes plus estimées , a été remis fousJos yeux par Bauvín en 1771 dansa tragédie des Chcrufquts ; & ceCr,I, er tableau a éclipse celui qui
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l’avoit précédé. V u y. AnGVNOES-
TIUUS; HermxnIUS 6» I, Vahus.
a. ARM 1 NIU 3 , (Jacques ) chefde la secte des Arminiens ou tic-mvntrans, naquit à Oude - \Carer ,ville de Hollande , en 1560. II ticune parie de tes études a Genève,aux dépens des magistrats d’Ams-terdam ; mais il fut oblige d’en sor-tir , parce qu'tl marqua trop d'ar-deur a soutenir la philosophie dcHumus. Après diverses courses enItalie & en Suisse , il revint è Am-sterdam , où il fut ministre 15 ans.On le choilic ensuite pour remplirla chaire de théologie a Leyde , en1603. Les leçons qu’il donna fur laprédestination, l’imversaliré de larédemption, mirent la division par-mi les Protestâtes. Ne pouvant pasconcevoir Dieu tel que Calvin lepeignoir, c'est-à-d., prédestinant leshommes au péché connue a la ver»tu, il affoiblu les dro.es de la grâ-ce , & releva trop ceux de la liber-té. II enseignoit eue Dieu vouloirque tous les honu s fussent sauvés, &qu’il leur accordolt une grâce aveclaquelle ils pouvoient fe sauver.« Comme tous les réformés, Armi-,1 mus & ses disciples (dit M .Plaquât)» ne reconnoistoient point d’autorité» infaillible qui fíit dépositaire des» vérités révélées, & fixât la croy.ni-» ce des Chrétiens. Ils regardoient*> l’Écriture comme la feule règle tie»» la foi, ctebaque particulier comme» le juge du fensde l’Ecriture. Usin-» terprétérent donc ce que l’Ecriture» dit fur la grâce & fur la prédestina-" tion, conformément aux principes" de l’équité & de la bienfaisance» qu'ifs portaient dans leur cœur ct» dans leur caractère. Ils ne fe fixé-" rent point dans la doctrine de l’E-» Alise Romaine fur la prédestination," ct passèrent insensiblement aux er-" reurs des Pélagiens ct des Sémi-” Pélagiens. Comme les Arminiensn croyoient que chaque particuliern étoit le juge naturel <lu sens de l’É-n criture, par une fuite de ietir ca-