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Tome Ier.
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Ve souverain de tous les biens dosec e novateur vouloir priver le cler-gé. II dît dans la harangue qu’ilPrononça á l’ouverture de ce con-cile : Qiie l'on recevait Us dignités ec-e 'tstafiiques par la permifiion du Pon-tife Romain , comme par droit défies,ér qu’on ne pouvait ies pojfcdcr légi-timement fans fa pcrmijjion... Arnaudanathématisé se réfugia dans lesmontagnes de Saisi c arec ses dis-ciples. 11 cntretenoìt toujours unparti puissant á Route. II y revinten l 141 , excita une sédition con-tre le pape, le si t-chasser , abolit ladignité de préfet de Rome , obligeaÌES principaux citoyens ,1e se sou-mettre au patrice , 6c fit-piller lepalais des cardinaux. Le pape Eu-gène III , après plusieurs combatscontre cet enthouíìasie turbulent ,f ut ensin reçu à Rome. Arnaud futarrêté quelque rems après , fousAdrien ìy, par le cardinal Gérard-,

& malgré les efforts des vicomtesde Campante , qui l’avoient remis«n liberté, il fur conduit à Rome,

& condamné par le gouvernementde cette ville a ctre attaché à un po-teau & brûlé vif en 115 5. Ses cen-dres furent jettecs dans le Tibre,d e peur que ses sectateurs n’en fis-sent des reliques. U ne manquoit nid esprit, ni d'.idresse, r.i même d’c-loquence , si l'on peut appelles dece.nom tine grande abondance demots Sc un fiux de paroles. Ses dis-cours ne refpiroient que douceur ,tandis que fa doctrine étoit toutpoison, selon St. Bernard , qui lePeint comme « un homme à tête de" colombe ii à queue de scorpion.u11 . ARNAUD deVillenf.vvb,médecin du :cin'siécle,s’adenna auxligues & aux sciences. Après avoirvoyagé dans différons pays pour seperfectionner , il sc fixa a Paris, où*1 exerça la médecine 6c l’astrono-mie. U f e rvit a publier , que la findu tnoutle arjriveroit infailliblement

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v crs îe milieu du Xiv c siécle. U en.iîxa même Tannée à 1995 ou 154$.Entraîne par fa curioíìtc naturel-le, il avoic effleure presque tou*tes les sciences, & il s’étoit faitur.e réputation qui lui persoad*qu j 1 étoit capable cíe tout. Sa pvó*sompíion le jetta dans plui, erreurs.

Les principales étoicnt:« t°. Lana->» turc en J. C. est en tout égaie à I»

» divinité. 2°. L'a me de J. C. , aussi,âpres son union, a sou ce qu®soavoit la divinité, 5 0 . Lesmoînes„ corrompent la doctrine de J. C. ;

» ils sont sans charité, & ils feront,» tous damnés. 4". L’étude de la phi->♦ lolophie doit être bannie des éeo-»* les, &les théologiens ont très-mal,, fait de s’en servir. 5*. Les oeuvres„ de miséricorde sont plus agréables>* à Dieu que le sacrifice de Tante!,

,» ó®. Les fondations des bénéfices o»

», des messes font inutiles. 7 0 . Celui,» q ut ramasse \m grand nombre d*gueux, 6c qui tonde des chapellesm* ou des messes perpétuelles , en-m court la damnation eternelle. 8». L*

„ prêtre qui offre le sacrifice de Tau->♦ tel, & celui qui îe fait-ossrir, n'of-« frent rien du leur à Dieu. q®. La,» passion de J, C. est mieux représen-» 1 éc par les aumônes que par le fa—

" rrifice de Tautel. io°.Dieun , estpa*'

», loué par des oeuvres, dans le lacri->» fice de la messe , mais feulement de»» bouche, ri®. Dieun’a pas menaça»» <j!e la damnation éternelle ceux» qui pèchent,mais seulement ceux,» qui donnent mauvais exemple,»*Toutes ces propositions sont tiréesde différens livres composés pacArnaud de Villeneuve j tels sont lslivre intitulé: De inhumanité S* dela patience de /. C, ; les livres De lajin du Monde , Vz la Charité , &C.IIajoutoit k ces rêveries d’autres er-reurs , qui ne prouvoient pas quece médecin eût une tête faine. L’u*niveriìté de l?aris le condamna, 6cTlnquifuion se disposoit à le pour-suivre , lorsqu'il se retira cn Sicile,auprès du roi Frédéric d 'Aragon*Quelque tems après, ce prince