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>» ractére 6c dc leur principe d'équkc,» ils ne sc crurent pas en droit de:» forcerles autres àpenfer &à croire» comme eux. Ils crurent qu’ils de-99 voient' vivre en paix avec ceux qui99 n'interprétoient point l’Ecriture** comme eux ; 6c de-là vient cette" tolérance générale des Arminiens99 pour toutes les sectes Chrétiennes,99 6c cette liberté q u'ils accordent à" tout le monde , d’honorer Dieu! * dans la maniéré dont il croyoit que" l’Écriture 1c prescrivoit. Chaque** particulier étant le jugedu sens de** récriture, 6c n’étant pas obligé de’ y suivre la tradition , c’est à la raison** à juger d u sens de l’Écríturc. I/Ar-” minien qui a cherché à examiner99 les dogmes du Christianisme , a«• donc rapproché insensiblement cesdogmes des idées que îa raison nous» fournit.il a rejette comme contrai-re à l’Écriture , tout ce qu’il ne** comprcnoit pas , parce que chaque* particulier étant obligé de croire9% ^Écriture & de interpréter, il ne99 pouvoit croire que ce qu’il pou-** volt comprendre. Les Arminiens,»* en fui vaut scrupuleusement les prin-cipe» de la Réforme fur le juge** des controverses, se sont donc in**» sensiblement réunis avec les So-,* cir.iens , au moins en partie. "Annirùu* enseignant une doctrinenouvelle, fut cite à îa Haye pouren rendre compte aux pasteurs re-formes. Les persécutions qu’il es-suya , les fatigues de íe$ voyages,raccabiérent au point , qu’il enmourut en 1609. Ce ministre avoitles qualités sociales, il ecoit poli,agréable , amusant même avec lesamis particuliers. II préférois lapiété intérieure à de vaincs appa-re?rcc 5 , & le témoignage de fa con-science aux appla .diílemens du pu-blic. Sa devise étoit: Bon a con-fCìLN'tSA Paradisvs. Le grandobjet de ses vœux étoit la tolérancemutuelle dans tout ce qui n'ébran-îoir p.kS les fondemens de la reli-gion. A cette indulgence de carac-rcre » il joignoit beaucoup de mo-destie & une grande déstaote de
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lui-mîme. Tel est le portrait qu'eA011c tracé ses disciples , tandis queses ennemis le peignoient commeun ennemi de Dieu, un novateurartificieux , un homme rusé & ma-lin , qui semblable à Cham avoitdécouvert La nudité de f es percs , etïattaquant le système des premier»réformateurs. Ses disciples furentappeliés Arminiens. On les persé-cuta , à' ils n'en furent que plu*opiniâtres. Cette secte qui , loind'être éteinte , absorbera vraisem-blablement toutes les sectes réfor-mées , jouit à présent, dans la Hol-lande, de la tolérance accordée àtoutes les religions... On a á'Armi-nius plusieurs ouvrages publics sousle titre de Opéra Thculopca, a Franc-fort , 1631 ou 163s , in-4". Lesprincipaux sont: I. Díjputatíones dzdiverfis Christientc Rdigiunis capiti-hus, 11 . Examen liheíii GutllelmîPerker.fi de Prxdcjlinaciunis modo Seordine. III. Differtatio de vero stnftsCapitis vil etâ Romanes. IV. Analy~fit Cep. IX ai Rom. Y. Des Lettresdans les Prxjlsntiam viro -. Epifiulat »L'Arminianisme a eu dans son seinplusieurs hommes du premier ordrepourl’érudicion, Episcopius , Caur-eellcs , Gratins , Le Clerc , &C.
/. ARNAUD de Bresse en Ita-lie , disciple i'Abailard , prit ('habitde moine pour débiter plus facile-ment s:s erreurs. II soucenoitqueles évêques & les moines qui pos-fédoitnt des terres , ne pouvoientmanquer d’être damnés , & que lesbiens de l’Eglise appartenoient auxprinces. Cette doctrine , prêchéedans un siécle où les brigands n’é.toient pas rares , lui fit-beaucoupde disciples, contre lesquels on futobligé de prendre les armes. Lepape Innocent II \e condamna dansle concile général de Latran, en1139.Ce pontife avoit d’auunt plusde raison d’être irrité contre cethérétique, qu’il se croyoit le ra»*