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rçu'ìl étoit fort opposé à la Ligue ;•nais il nel’étoit pas moins a la re-ligion prétendue-réformée. II tenoitl 'n juste milieu : en quoi les factieuxrie ces tems malheureux auroientdû l’imiter. On prétend que Cathe-rine de Médit is avoit voulu le faire-feçrétaire-d’état; mais que , par pndésintéressement bien rare , il luirépondit qu'il la servi roit mieux enqualité d’avocat général. Le Maître,fcm petit-fils & son filleul, fait-al-lusion à cette anecdote dans l’Epi-taphe qu’il lui fit en vers. Aprèsavoir dit u qu’il laissa ses vertus à” sa famille, son esprit à son fié-» de , & ses actions à l’hilioire ; » ilajoute :
II vit comme tin néant les hautes di-gnités ,
Et préféra L’honneur i'Oracle de laFrance
A tout U vain éclat des titres em-pruntés.
1 !. ARNAULD D’ANDnxir .(Robert) fils aîné du précédent,naquit à Paris en i;SS. 11 parut debonne heure à la cour, & y eut desemplois qu’il remplit avec distinc-non.ll y jouit d’un grand crédit,I e n ’en fit-usage que pour rendre
service. Balzac disoit de lui, qu’il
ns rou giJfoit point des vertus chrétien •n es , & ne t ' tro i t p 0 im vanité des ver-*'■ [ morales, A l’àge de 5 5 ans , ilquitta le monde pour fe retirer dansla solitude de Port - Royal desChamps. 11 dît, cn prenant congéde la reine-mere : Que f Sa Majejíéentendait dire qu on faifoit des sabots“ Port-Royal , Elle n’en crût rien :mais que ft on lui rapportait qu’on ymthivoít des espaliers, Elle le crût, &íu’il eppéroit en faire manger des jruìts" Sa Majesté. 11 lui en envoyoittous les ans, que Malaria appelloitrn riant de t fruits bénits. 11 mourutle 2 7 Septembre 1674, à 8k> a»s. 8onesprit ct. son corps conservèrent*oute leur vigueur jusqu’à ses det-^ers mstans, „ Les yeux vifs ( dit
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Fontaine), (ft démarche prompte” “i ferme , ft voix de tonnerre ,
" son corps ftin ct droit, plein de» vigueur, ses cheveux blancs, qui" s ’accordoient fi bien avec le ver-» millon de son visage, ft grâce à» monter & á se tenir à cheval , lan fermeté de sa mémoire, la promp*
» tit.ude dc son esprit, l’intrépidiré„ de sa main, soit en tenant la plu -„ me, soit en taillant les arbres,
„ étoient comme une espèce d’im-„ mortalité... >• On a de lui plu-sieurs ouvrages. I. La Traductiondes Conf isions de St Augustin , in-8° ct in-12. II. De l ’Histoire desJuifs, de Josephs , 5 vol. !n-8°ct >n-11 : plus.élégante que sidelle, a>»jugement de plusieurs sçavans, fieen particulier du P. Gillet , Géno-v c lai n , dernier traducteur de cethistorien. La meilleure édition est,celle d’Amsterdam , 1681, 2 vol.in-fol. avec figures. III. Des Viesdes 55. Peres du Déjert , & de quel-ques Saintes , écrites par les Peresde l’Eglise , 3 vol. in 8". I V. DefEchelle Ste. de 5. Jean Climaque ;du Traité du mépris du Monde par 5.Eucher ; du Pré spirituel de J. Mof-chus, V. Des (Euvres dc Ste Thé-rèse , in-4", 1670. VI. De cellesdu B. Jean d'Avila, in-fol. VII.Mé-moires de fa vie écrits par lui-meme ,1 vol. in 12 , imprimés en 1714 ,pleins de candeur & de vérité.VIII. Poème fttrla vie de J, C. petitin-12. IX. (Euvres Chrétiennes envers ; & plusieurs autres ouvrages.Ce qu’il a traduit du Latin est plusexact , que les versions qu’il afaites fur le Grec.
111. ARNAULD, ( Henri) sreredu précédent , naquit à Paris en1597. Après la mort de Gourn.ty ,évêque de Toul , le chapitre decette ville élut unanimement pourson successeur l’abbé Arnauld ,alorsdoyen de cette église. Le roi luiconfirma cette nomination , à U
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