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prière du fameux Pere Joseph , Ca-pucin ; mais les querelles que ledroit d’èlire occasionna, l'empê-chèrent del’acceptcr. En 1645 , ‘lfut envoyé extraordinaire de Eran-ce a Rome, pour calmer les contes-tations survenues' entre les Bar-bes ms fie Innocent N. L abbe Ar-r.auli montra beaucoup de zèlepour l'intetêt de fa patrie fit pourceux des Barberins. Cette maisonfit - frapper une médaillé en son hon-neur , fie lui eleva une statue avecce vers, que Fortunat avoir compo-se pour S. Grégoire de Tours :
Alpibi/s À un: h ni s ví-kIshsMOSS ALTIOR IPSIS.
Les Barberins faisoient allusion auxarmes fit à la p «rie des Arnauids ,qui étoient d’Auvergne , fit por-toient pour armes une Montagne.L’abbé Arnanii, de retour en Fran-ce, fut fait evéque d’Angers l’an1649. II ne quitta qu’une feule foisíon diocèse, fit ce fut pour conver-tir le prince de Tarente, fit pour leréconcilier avec le duc de la Tre-mouille son pere. La ville d'An-gers s’étant révoltée en 1652 . ceprélat calma la reine-mere qui s’a-vançoit pour l'en punir ; fit lui dîtun jour en la communiant : Rece-rc\, Madame, votre OtI V , qui a par-donne à ses ennemis en mourant fur laCroix. Cette morale étoit autantdans son coeur que sur ses lèvres.On disoít de lui, que le meilleur titrepour en obtenir des grâces , étoit de/'avoir offensé. 11 étoit le pere despauvres St le consolateur des affli-gés. La prière, la lecture, les assu-res de son diocèse.occupoient toutson teins. Quelqu’un lui représen-tant qu’il devolt prendre un jourde la semaine pour se délasser , illui dit : Oui ,je le veux bien , pourvuqr.t vous me dofiniei un ì our I e nesois pas évêque. U fut siécle au roidans ta guerre des princes. II signaIp Formulaire, après ['avoir d’abord
A R N*
refusé, & fit sa paix par ce moyS*
avec Clément /AMI mourut àAngerS
le 3 Juin 1691 , â 1 âge de 95 ans,fit encore trop tôt pour son diocè-se , qui l’honora comme un saint ,fit le pleura comme le meilleur desévêques. Ses Négociations à la cousde Rome _& en différentes coursd’itahe , ont été publiées à Parisen j vol. in-xi, long-tems aprèsfa morr,(en 1748 ). On y trouvebeaucoup d'anecdotes curieuses , Scdes particularité» intéressantes, ra-contées dans le style qui étoitcommun à tous les Arnauids.
IV. A R N A U L D, {Antoine)'frere du précédent, né à Paris le 6Février 1612, sit ses humanités 8cfa philosophie aux collèges de CalviSt rie Lisieux. 11 prit ensuite des le-çons de théologie fous Leseot , quidiêioit le traité de la grâce , fit s’é-leva contre son professeur. Dansson aile de tentative , soutenu eu1635 > >1 mit en thèse des senti-mens fur la grâce entièrement op-posés à ceux qu’on lui avoit dic-tés ; mais l’éloquence 6c la forceavec laquelle il lé défendit, prou-vèrent que le disciple pouvoit sepasser de son maître. II prit le bon-net de docteur de Sorbonne en1641, Sc en prêtant le serment or-dinaire dans réglise de Notre-Damesur l’autel des martyrs, il jura dedéfendre la vérité jusqu’à l’effusion deson sang : promesse que font depuistous les docteurs. Deux ans après,il publia , avec l’approbation de laprovince ecclésiastique d’Auch encorps , de plusieurs évêques, fit de24 docteurs de Sorbonne, son li-vre De la fréquence Communion , au-quel il auroit pu donner un titretout opposé.Ce ttaitéfut vivementattaque par ceux contre lesquels ilparoiffoit être écrit ; mais il fut dé-fendu encore plus vivement. Lesdisputes fur la grâce lui donnèrentbientôt occasion ds déployer son