Band 
Tome Ier.
Seite
345
JPEG-Download
 

Á s c

femme, & eu prit une autre fortr.che. Asclifiait mourut dans unâ^e très - avancé . puelque temsaprès la mor iì Alt anirt le Grand ,Vers l’an 320 avant J. C.

II. ASCLÉPIADE, médecin,na-tif de Pruze en Bichynte , retul'ales offres de M.thridate qui l’ap-pelloit auprès de lui, 6c exerça l'onart a Rome du tems île Potn-ee ieGrand. 11 avoir été rhéteur : maisil trouva qu’on gagnoit plus iguérir les hommes, qu'à les ml-truire. II n’employa prefqu aucundes principes d'i'Lpp cran, dom ladodtrine n’etoit , lelon lui, que laméditation de la mort. II prolcri-vit preique tous les remedes , &n’ea for que plus a la mo e. IIpermit à certains malades l’usagedu vin & del'eau froide. II adou-cit les remèdes rebutans, 6c en don-na de moins difficiles a prendre.Pline les réduit à cinqil’uijîinencídes viandes -, Vabstinence dn vin danscertaines occasions -, les frictions ;la promenade ; & la gestation , c'est-à-dire, les différentes manières dese faire-voiturer. Sa maxime étoit,qu’un médecin doit guérir ses ma-lades sûrement, promptement .agréa-blement. Cette pratique feroit sortá desirer , dit Celsc. Le fâcheuxest, qu’ordinairement il y a beau-coup de danger à guérir trop vite,Ct a réordonner rien que d’agréa-ble. Ce qui contribua Iq. plus a lemettre en vogue , foilS’heureuserencontre d’un homme qu’on étoitprêt de conduire au tombeau , enqui il trouva un reste de vie, &qu’i) rétablit dans une parfaite santé.Pline parle souvent de ce médecin,mais avec fort peu d'estime. Asclé-piade , voulant prouver la b*>ntédo fa théorie, fit gageure de n'êtrejamais malade ; il la gagna , fie mou-rut d’une chute dans un âge avancé,l’an 96 av. L C. I! ne faut pas leconfondre avec un autre Asciè-

A S C 347

vidDE , médecin sous Trajan ; niavec quelques autres médecins quiont porte le mente nom.

AoCLF.PIODORE , peintre es-timé par ApelUs , dont il etott con-temporain : Mna^on , roi d’EiatCdans la Cnèce , acheta douze por -traits des dieux de cet artille, 300mtnes enacun Ki-ç Allìcius.

Aaèbfi liltXlTe, Lesbien,l'ttndes généraux de Mithridate le Gr.,co-ip-ra contre ce prun 0 avec ,Vii-ricon , i'hUutimc ài Arstiièaes. Matsiur le point d'executer cette cu-treprile , il la reveia a Mithridue ,q.i lui pardonna oc Ut-mourir tescomplices dans les touimeus lanS4 avaur J. C.

AoCLÉTAUlON .astrologue dutems de Domitien. Cet ccerveie s’é-tant avite cie faire le prophète iurl’empertur , ce prince lui du : Maistoi qui fiais ie moment de ma mort ,connois-tu le genre de,a tienne ? - - On ',repartit l'astronome , jcjv ai dévorépar des chiens.,. Dom tien, pour lefaire-mentir,ordonna qu’on le tuât,fie que son corps fut brûle -, maisun grand orage survenu ayant éteintle bûcher , les chiens curent lecadavre en pièces fie Ie mangèrent.C’est Suétone qui rapporte ce traitd’histoirc.ou plutôt cette fable. DionCaffhis en fait auffi mention.

ASCONIUS-PEDIANUS, natifde Padoue , habile Grammairien fitami de Virgile , mourut âgé de 85ans, vers Je commencement del’empire de Néron-. Tuc-Livc en taí-soit beaucoup de cas. Ses Com-mentaires for les Harangues de Ci-céron lui acquirent de la célébrité.Le peu qui nous en reste , peutservir de modèle cn ce genre. Onles trouve dans le Cicéron de Gru-novius , publié en 1692 , 2 vol.in-4°. La premiete édition des Com-II, maires d ‘Afconius , publiée à Ve-nise en 1477, in-fol, ,cst aussi rareque recherchée.