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vainquit. II pouffa ses conquêtesjusqu’au Mont-Taurus , & prit letitre de roi , que ses prédécesseursil'avoienr point. II secourut lesRomains contre Philippe-, remportaplusieurs avantages fur ce prince ,& mourut laiffant quatre fils , l'an198 avant J. C. , apte* un règnede 44 ans. Ils’illust'-a par fa géné-rosité, par fi valeur &. par son zèlegour ses amis. L’ufagè magnifiquequ i] fit de ses richesses , lui donnafe moyen d'augmenter ses états. IIíçut lé faire des allies qui le secon-dèrent dans toutes les entreprises,Sc il gouverna ses sujets avec la plusexacte'justice. Mari tendre, pereaffectionné , il remplir les devoirsde paiticulier avec le même soinque ceux de prince. Voy, Apol-lon ì A s.
II. ATTALE II, Thilaidphc, roidé I’ergáme, & frere'd 'Eumincs II,prit la couronne , St la fit - passerensuite sur la tête de son neveudont il étoit le tuteur. II défit An-tìuchus , donna du secours aux Ro-mains contre Perse c , St partageaavec eux les dangers & la gloire decette gúérre. Etant venu à Romel’an 167 avant J. C., il fût reçu enprince qui avoir prouvé fa valeur8c son attachement â la'république.De retour ,dans ses états , il eut uneguerre a soutenir contre Prisas",qui, après savoir vaincu dans uncombat l'.m 156,entra en vainqueurdans Pergame. Anale envoya soqfrere Athtnée à Rome pour implorerle secours du sénat , qúi défenditen vain an roi de ïlithyiiie de conti-nuer la guerre. Prujias éluda cettedéfense , ou par des délais , óùpar des perfidies , car il tenta de sesaisir , sous prétexte dune entre-vue, de l'ambassadeur'Romáip &d 'Attale. Ce complot ÍJt découvert& demeura fans eréçutjon ; niaislecriírte'n'enfut pas fnoìnslmp'uni ;cependant, après quelques n'ouvél-
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les hostilités, les deux rois firent lapaix. Attale profita du repos dontil jouiffoit, pour fonder Attalie ,Philadelphie & d’autres villes. IImourut de poison l’an 139 avantJ. C., âgé de 81 ans. Ce prince ai-moit les sçavans, St fur tout le phi-losophe Polánon , avec lequel ilentretenoit un commerce de lettres.Vuy . Laciue.'
III. ATTALE III, roi de Perga-me, surnommé Phílvmétor, fils á'Eli-mines & de Stratonice , monta furietrône per le secours du poison , &l'e souilla en répandant le sang deses amis & de ses parens. 11 faiioit-faire ces exécutions par des trou-pes étrangères, qu’il avoit choisiesparmi les peuples les plus sauva-ges , pour en faire les instrumensde fa barbarie. Après avoir assouvifa fureur, il cessa de paroitre enpublic : il mit un habit use , laissacroître fa barbe , Sc fit tout ce quefaisoient alors les plus grands cri-minels', comme s’il eût voulu ex-pier ses forfaits. A ces folies atrp-ces succédèrent des folies ridicu-les. 11 abandonna le soin de ses af-faires, pour s’occuper entièrementde son jardin. 11 y cultivoit despoisons, tels que l’aconit & la ci-guë', qu’il envoyoit quelquefois enprésent à ses amis. Ce prince bizar»ré quitta lè jardinage, pour se li-vrer à la fonte des métaux. II avoitentrepris d’élever un monumentde cuivre à fa mere ; mais ayanttrop long-tems travailleau soleil, ilcontracta urtê fièvre , & en mourutl’an 1 34 avant J. C., sans laisserd’enfant de Bérénice fa femme. Onlui attribue ['invention des tapisse-ries. 11 laissa |es Romains héritiersdes meubles dé son palais : PopulusRomanus meorum hetres ejlo , portoitson testament-, mais la républiquel'ayant interprété de tout le royau-me , elle s’en rendit maitresse. Voy.Akistonxc.