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IV. ATTALE, {PrisaisAttalus)
"ê dans l'Ionie, s’avança dans lac °nr des empereurs d’Occident &°btint le rang de sénateur. II ctoit ■préfet de Rome en 409 , Iorsqu’-Í-Inric se rendit maître de nette vil-le. Ce prince le fit - reconnoirreempereur par le sénat & le peupleRomain ; mais étant ensuite mécon-tent de lui, il le dépouilla en410de la pourpre impériale , qu il en-voya à l’empereur tìunurius. Attale,obligé de suivre Alaric comme unfimple particulier , devint la riicede la cour de ce roi , qui le revêtitencore peu de tems après des ha-bits impériaux , pour avilir de plusen plus la majesté Romaine. OnPrétend qu’un jour Alaric le produilit en public habillé en em-pereur , & que le lendemain il lefit-paroître à fa fuite avec une robed'esclave. Ce fantôme d’empercurreprit, après la mort d 'Alaric , lapourpre dans les Gaules ; maiscomme il n’avoit ni argent, nisoldats, ni province, il fut errantjusqu’en 416 , qu’il fut pris par legénéral Constance , & envoyé á Ho-*orius qui ctoit pour lors áRaven-n e. Ce prince lui fit-couperlamaindroite dont il avoir porté le scep-tre > le donna , ainsi traité, en spec-tacle , pour orner son entrée triom-phale à Rome , & 1’envoya en exildans Piste de Lipari. C’ell-là qu’ilfinit obscurément une vie , mêléede quelques instans brillans & debeaucoup d’humiliations.
ATTERBURY , ( François ) na-t[lut à Mittleton , dans la provincede Buckingham , en lúói. Ses pre-mières études , faites aux collègesde Westminster & d’Oxford , an-noncérent ses talens. Dès J’âge de21 ans, il mit en beaux vers la*ttns 1 ‘Absalon & l 'Achitopel AtDry-dcn. En 1687 , année de son doc-t°rat , il écrivit une sçavante Apo-• S ,c pour Martin Luther , contre les
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Catholiques Romains. Le roi Guil-laume le fit son chapelain. II eutla même charge fous la reine An-ne , fut doyen de Westminster, Scéveqùe de Rochester en 1713.Aprèsla mort de cette princesse, Atter-bnry s etant déclaré pour le Pré-tendant , fut enfermé dans la tourde Londres en 1721 , & banni l’an-nce suivante du royaume. Cet évê-que , retiré en France, fut le con-seil & l’ami des gens-de lettres;il s’en fit-recherches par son éru-dition & par son goût , & aimerpar sa politesse & les agrémens deson commerce. 11 mourut à Parisen 1732 , âgé de 71 ans. On a delui : I. Des Sermons en anglois. ILDes Lettres latines , dignes des meil-leurs littérateurs ; on les trouvedans le recueil des Pièces de Littéra-ture parl’abbé Granet. 111 . Des Ré-flexions fur le caractère de Lapis dansVirgile : on peut voir un long extraitde cette dissertation , à la fin daVirgile de l’abbé des Fontaines. ,
ATTERSOL, (Guillaume) sçav.Anglois, vivoit au commencementdu xvil' siécle. 11 a composé plu-sieurs ouvrages-, le plus connu estson Commentaire en anglois fur ielivre des Nombres , 161S , in-fol.
ATTICHY, Voycx Doni.
I. ATT 1 CUS, ( Titus Pomponius\chevalier Romain, fils d’un perequi cultivoit les lettres , & qui luiinspira ce goût , fut étroitementuni avec Cicéron son contemporain.( Voy. T mANN ion.) Les proscrip-tions de Cinna & de Sylla l’obli-gérent de le retirer à Athènes. Uy apprit la langue Grecque avectant d’attention qu’il la parloir aus-si facilement que la Latine. Lestrounlesde Rome étant calmés, At-ticus revint dans fa patrie , em-portant les regrets de tous les Athé-niens.Un de ses oncles lui laissa prèsd’un million , dont il ne se serVitque pour se faire des amis. Le celé-