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Ère orateur Hortenjìus , & tOut csqu’il y avoir de plus distingué áR orne,furent étroitem.liés avec lui.« On ns pouvoit discerner (dit Cor*>» nelius Nepos ) qui A'Hortcnsius ou» de Cicéron aimait le plus Atticus .>» II étoit le nœud de l’amitié de>> ces deux grands «hommes, ÔC fai-" Toit que tout rivaux qu’ilsétoient,>, & animés de part 6c d’autre d'un», désir également vif de fe distin-ct guer, il n'y avoit entr’eux, ( cho-» fe bien rare Ôt bien difficile! )au-« cane jalousie. Atticus pouvant par» le moyen à’Antoine , tout-puistanti» alors dans la république , augmen-»» ter considérablement ton bien, son->» gca si-peu à s’enrichir, qu'il n’ufa" jamais de son crédit auprès durt Triumvir » que pour protéger sesC* amis dans tes périls, ou pour les>» soulager dans leurs besoins. 11 n’é-»» toit pas moins bon pere-de-fa-»> mille que bon citoyen. Quoiqueo très-riche , il fut toujours tres-», éloigné d’acquérir des biens Ôí de„ bâtir. II étoit pourtant logé dé-»» cemmcnt & avec dignité, 6c il se,» piquoit d'avoir en tout genre ce» qu'il y avoit de meilleur. Délicat« sans magnificence, & noble fans„ somptuosité , il étoit extrêmement», curieux d'une propreté sans super*»» flu. Son ameublement étoit mo-» deste, & renfermé dans les bornes« d'une sage médiocrité. II croyoit»» devoir §'éloigner également des" deux excès, c'est-à-dire , du trop” 6c du trop-peu.Les repas chez lui„ étoient toujours assaisonnés de» quelque lecture , afin que l'esprit>* ne fût nas moins nourri que le», corps. Cette coutume faisoit grand„ plaisir à ses convives, parce qu'il„ avoit foin de ne choisir que ceux„ qui étoient du même goût que lui.,» Ses revenus considérablement aug-»» mérités, ne *Iuî firent rien chan-», ger dans fa maniére-de-vivre ' tou-», jours modéré , toujours égaláiui-n même. Quand il n’avoit que deux„ millions de sesterces que son pere», lui avoit laissés , il vivoit fort ho->» norablement ; ÔC quand son bien», fut monté à dix millions de sester-» ces , il ne fit pas plus de dépense
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» qu’auparavant. II ne lui échapov*» jamais de mensonge á lui-même," & il ne pouvoit le souffrir dans les>> autres, ion air affable & préve-» nant, étoit accompagné d’une for-» te de sévérité, 8c sa gravité tem*» pérée par un air de bonté & de» douceur : ensorte qu’on ne pou-» voit dire si ses amis le relpec-» toient plus qu’ils ne l’aimoient. >*Durant les guerres civiles 4 e Pom-pée & de César , de Marc-Antoine& de Brutu ;, il fe ménagea si bien,qu'il fut aimé de tous , fans inspi-rer aucun ombrage. Content departager sa vie entre les plaisirsde l’esprit & ceux du coeur , itrefusa constamment toutes les char-ges. Parvenu a l’àge de 77 ans,fans avoir eu aucune maladie, ilse laissa mourir de faim , pour préávenir les. douleurs qui venoientl’assiéger ; l’an 33 avant J. C...»Cicéron lui écrivit un grand nom-bre de Lettres , dans lesquelles illui fait part des affaires de la ré-publique 8c de ses affaires domes-tiques. L’abbé Montgault les a tra-duites en françois , avec des no-tes , en 6 vol. in-12. {Voye\ Mon-GAUtT. (On lui avoit donné lesurnom A’Atticus , parce qu’il avoitvécu long - tems à Athènes , 8equ’il poffédoit aussi parfaitement lalangue grecque que s’il fût né dansla capitale de l’Attique : c’est letémoignage que lui rend Corné-lius Nepos , qui a écrit fa Vie. Lemême auteur nous apprend qu'At-ticus avoit composé des Annales,ou plutôt, comme dit Cicéron dansson Bmtus , une Histoire univer-selle qui renfermait un espace de700 ans ; 8c contenoit non-seule-ment celle des Romains, mais aussicelle des peuples 8c des empiresles plus célèbres.
11. ATTICUS . ( Hérode ) filsd 'Atticus , préfet de toute l’Asiefous Nerva , l’an 97 de J. C., def-cendoic de Míltiaic , avoit eu ua