journée de Cérisoles , où il pritdes premiers la fuite. Le meurtrede Frégose 8c de lliaçun, envoyés deFrançois /,tués dans une embuscade,lui faisoit-apprchender de tomberentre les mains des François. 11 crai-gnoit qu’ils ne le traitallsnt com-me lui-même il les auroit traités:«Car deux jours avant que de par-,, tir de Milan, dit Brantôme , pour» aller livrer cette bataille ,( de Cé-risoles ) » il brava fort, 8í menaça» de tout battre , vaincre Sc renver-» fer ; dont en ayant fait un feílin-, aux dames de la ville , car il ctoit» fort dameret, s’habillant toujours» fort-bien , & fe parfumant fort,» tant en paix qu’en guerre , juí-» qu’aux selles de (es chevaux...On» ditmemc qu’ilavoit fait-faire deux» dunettes toutes pleines de menot-« tes, qui fe trouvèrent par-après,» pour enchaîner Sc faire des efcla-« ves tous les pauvres François qui,, feroient pris , Sc auflì-tót les en-„ voyer aux galères. 11 arriva le cou-rs traire à son penser Sc dire :car il pér-ir dit la bataille,Sc au lieu de maltraiter» les prisoniers ennemis, les nôtres luin firent très honnête Scbonne guerre.»Mais ces menottes , Sc ce deíleind’envoyer aux galères des prison-niers de guerre, ne paroiffent fon-dés que fur des bruits populaires.Un tel projet ne pouvoir guéresentrer dans la tête d’un militaire,qui devoir connoitte quelles éroiencles loix de la guerre chez les na-tions de l’Europe. Le même Bran-tôme raconte , qu’il s’arracha lamoitié de la barbe , de dépit Scde tristesse ; 8c que ses équipa-ges ayant cté pris , son bouffondisoit aux soldats qui les fouil-Ioient : Cherche 3 bien , rôtis r.t trou-vere^ pas ses éperons , il les a prisavec lui. 11 mourut le 31 Mars 1546,à 42 ans.
AVANTIN, Voy. Aventin.
AVANTIO , ( Jean-Marion ) ncen 1564 , fe fit-admirer à Ferrare& a Rovigo par Fe tendue de les
À U 8 ,
connoissan-ces dans le droit. M a,<son frere ayant été assaffiné dan*cette derniere ville, Sc ayant cou-ru grand risque de l’être lui-t»e-me, il se retira à Padoue , où 1mourut le 2 Mars 1622. On a d*lui, en manuscrit , Concilia debus civilibus & ctiminalibus , ÔC un*Histoire ecciéfiaíiique depuis LutherLe seul [ouvrage dont jouisse I*public, est le Poème qu’il dédia al’archiduc Ferdinand , ( depuis et»"pereur , ) qui lui en témoigna haU-temeiu fa rcconnoissancc.... Chat"les ArAttTio, son fils , célèbre m**decin, s’est fait connoìtre ausli p arles Annotations fur l’ouvragcBapt. Fiera , qui parurent après lamort > à Padoue 1649,10-4°.
A VAUX, J'oy. Mesmes,(C laudede ) n° III.
AUBAIS , ( Charles de Ba/chi ,marquis d’) des académies de Mar-seille Sc de Nîmes , nc près de cet-te ville au château de Beauvoisi»en 16S6, Sc mort dans son châ-teau d’Aubaisprès de Nîmes le 5Mars 1777, âgé de 91 ans, eutune vieillesse faine 8c considérée.Son nom étoit illustre , Sc il fil-lustra encore par ses vertus. II ai-ma les sciences , encouragea le*sçavans , St forma une des plus bel-les bibliothèques qui soient en Pro-vince. 11 donna à Ménard les'ma-tériaux de son recueil de Piècesfugitives pour F Histoire de France ,1759 , en 3 vol. in-4% 8c il publiaune Géographie Historique , in-S 4 ,qui n’eur point de succès. Úauteurpostédoit bien i'histoire moderneSc les généalogies.
AUBANIF-, Voy. Laubanie.AUEKNTON, V„ y . DaubentoK.
ALBERT, ( Pierre) avocat , néen 1642, Sc mou en 1733 , laissa fabihlioth. a la ville de Lyon, sap 3 *trie, á condition qu’elle feroit pu-blique. On a de lui : I. Une nouvelleeditipn ilu Diélkmn, tic Hicheiet eu 3