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vint à Paris *n 1711, puiser dansles leçons des meilleurs artistes ,les principes dont il avoir besoin ,II entra chez te Bel, de l’académieroyale de peinture ; il eut pouramis , Carle-Vanloo , Boucher , Char-d;n 8t Dumont U Jloniatn , jeunesélèves comme lui, Ils le devance-ront & l’attirèrent à l’ac 3 demie ; iln’avoit que 27 ans loríqu'il y lutaggrégé , en 1729. II tut reçu en1734 : alors fa réputation s'étcndit ;& l’ambassad' de la Porte Nlihímct-Effendi , voulant offrir son portraità Louis XV , choisit Aved , commele meilleur peintre. Le portrait tutagréé du roi & admiré du public.Le succès qu'eut ce tableau , luiprocura bientôt après l’honneur depeindre le Roi lui-même , qui sa-voir fait-appeller à la cour. Âvedavoir le secret, si rare , de rendredans ses portraits non-seulement lafigure , mats encore le génie , lecaractère , les talons , les habitudesde la personne qu'il peignoir. A laqualité de bon peintre , il joignoitcelle d’honncte - homme; il étoitd’un caractère aimable , franc &généreux ; il a fait tout le bien quesa fortune lui a permis de faire.
A V E I R O, (Joseph Mascaren-has , duc d’ ) étoit un des plusgrands seigneurs de Portugal, parfa naissance, par ses biens & parson crédit. Sa maison avoir pourtige , George fils naturel de Jeun lldit le Grand. Aussi se vantoit-il ,dit-on , 11 qu’il n’avoit! qu’un seul» degré à franchir pour monter au» trône. » II étoit sur-tont puissantpendant le règne de han V. L’a-vénement de Joseph I au trône,ayant diminué sa faveur, il con-çut le dessein (Patienter sur sa per-sonne. 11 tâcha de gagier ceux quipourroient avoir des mécontente-•nens de la cour, & de les Olive-tti mer par les calomnies les plusatroces. Dans ces circonstances,
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les Jésuites perdirent l’emploideconfesseurs de la cour. Le ducd Avrirc, qui aV oit éfé peu lié avecces Peres , s'unit avec quelquesmembres de la socicte, & .cur fitpart de son projet. Les ccmjur.seugagerent dans ce complot la ma:»quisc Dona Elé uno ,e. de s avéra -belle-soeur du duc. Cette femmed’uneípnt altier & d’une ambitiondémesurée , ne souffroir qu’avccpeine que le titre de duc eut étérefuse a son époux. Son caractèreinsinuant lui fit bientôt des com-plices de toute fa famille bon ma-ri , ses deux fils, ses deux fille &leurs époux, ses deux beaux stè-res , Jeurs domestiques affidés, fu-rent confidens de ses secrets. Pourse concilier un plus grand nombrede partisans , elle pratiquoit desexercices de religion , de pèlerina-ge , de pénitence , sous la directiondu Jésuite Malagrida. La conjura-tion éclata le 3 Septembre 1758,à 11 heures du soir , comme leroi de Portugal revenoit de sonchâteau de Bé'em , Sc sortoit de laporte appellée la Guenta. Trois des'principaux conjurés à cheval tirè-rent , fur le derrière du carrosse ,deux coups de carabines ; mats cescoups ne produisirent heureuse-ment que de légères blessures.Ceprince, échappé à un si grand dan-ger , fit-rechercher les coupables.Des propos imprudens du duc d ’A-reiro découvrirent son crime. Onl'arrêta avec ses autres complices.Leur procès fut bientôt fait ; &Ici 3 Janvier 1739 , le duc á'AveiroSc le marquis de Tavora furent rom-pus vsss , leurs corps brûlés , 8cleurs cendres jettes dans la mer.La marquise de Tavora eut la têtetranchée; 8c les autres coupablespérirent par divers supplices. Cesterribles exécutions , & les accu-sations dont on chargea quelquesinnocens, firent - tenir mille pro-