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pus dans l’Europe , fur-tout pafles partisans des Jésuites , qui fu-rent chassés du Portugal, conuneinstigateurs, ou du moins confes-seurs de que'qucs-uns des coupa-bles. La disgrâce du marquis de P. ra-tai , fous le ministère duquel leduc d ’Aveiro, son ennemi person-nel , fut exécuté , faifoit-penfer de-puis quelque rems que ce d..c étoitinnocent. Cependant fa mémoiren’a pas étc rétablie; & le nomméJoseph - Palycarpe de Atyvodo , sonvalet-de-cliambre, mort à l’hópi-tal-général de Lisbonne en Janvier17S3 , & par sentence déclare cou-pable d’avoir tiré fur le roi de Por-tugal , a avoué en mourant à sonconfesseur, qu’il avoir réellementcommis le crime dont il avoit ctéaccusé ; & l’a supplié de rendre ,après fa mort, fa déclaration pu-blique. ( Voyc\ ce fait rapporté d'a-ptèsla Gazette de France, dans leJournal Politique de Genève, du 21Février 1783.) L’aveu de ce do-mestique au lit de la mort n’a passervi à justifier son martre dans l'es-prit de ceux qui, en lisantl'Histoire,ne se passionnent ni pour ni contre.Nous croyons être de nombre ,& nous répéterons qué le débit denotre ouvrage fut défendu en Por-tugal , parce que nous avions peintMaiagrida comme un homme quiméritoit plus les petites - maisonsque te bûcher ; St parce qu’à la finde l’article vÍKirxo,nous avions ditque quelques Ecrivains voulurent la-ver la mémoire des auteurs de cet at-tentat , 6- prétendaient que la plupartetvient innocens .
A VELAK , peintre Portugais,amassa tant de richesses, qu’il ache-ta une rue toute entière de mai-sons à Lisbonne, 3 t qu’il donna lieuau proverbe local : Riche commeAvelar. Nous ignorons le siécleoù il storissoir.
AVENANT, Voy, Davenant,
AVE
AVENELLES, ( Pierre ) avocatt!e Paris. La Rcnaudie , chef de laconspiration dite d’Amboise, ayantpris un appartement chez lut, legrand nombre de visites qu’il re-cevoir, le lit-soupçonner de machi-ner quelque chose contre l’Etat.La Rcnaudie s’en ouvrit á lui ; maisA venelles , épouvanté de l’entrepri-fe & de la grandeur du péril, alladçcouvrir al’iutcndant du cardinalde Lorraine, ce quife tramoitsour-dement contre les Gii'/cs , en 1560.Voye\ Renauijie ( la ).
AVENNE , Voye\ Davenne.
A V E N P O R T , ( François d’)fVyrr Daventort. Cet article aété double mal-a propos dans Lad-vocat.
AVENTIN ,(Jean) fils d’un ca-barcuer de Bjviere , est auteur desAnnales de ce pays en latin, & tra-duites par lui-mèmc en allemand ,il mourut en 1534, ág^ de 68 ans.Son ouvrage ne vit le jour qu’eti1554, par les soins de Jérôme Zie-gler, qui en retrancha les déclama-tions contre les ecclésiastiques , &le plupart des fables dont cet his-torien avoit rempli ses Annales.Eiles ont été réimprimées en 1710in fol. Aventin avoit vécu dans lecélibat jufqu’à 64 ans ; mais son-geant alors à fe marier , il consultases amis , qui lui répondirent com-me un des personnages de Moliè-re : Ma-ie^-vuus ; ne vous marìeipas,II lut ensuite ce que les auteurs sa-crés 8t profanes disent des avanta-ges ix des inconvéniens du maria-ge , St ne fut que plus incertainfur le parti qu’il prendroit. Enfin ilfe détermina lui-même brusque-ment , en disant : Je fuis vieux ,fui besotn d’une compagne pour meservir. 11 se maria donc ; mais il nepou volt faire un plus mauvaischoix : il épousa une femme laide ,pauvre, St d’une humeur acariâtre,