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disant: Vue seule main pourroit-elle que, s’il debitoitpubliquementçet-
fermer mille bouches ? Les historiensde la philosophie sont mis a la têtedes philosopoes Arabes, à cause defa subtilité & de sa pénétration.Sa Traduction d 1 Arstuee , quoiqu’in-íidelle, fut mise cn latin; & nousn’eùmes long-tems que cette ver-sion latine , très inexacte, faite furune copie arabe qui ne l’etoit pasmoins. On a de lui d'aurres ouvra-ges : De naiura Orbes ; de re Medi-ca ; de Theriaca , ôte. QuOÌqu’il aitécrit fur la médecine , il craignoitde 1 exercer. » Un honnête ho n-ii me , disoit- il, peut se plaire à la„ théorie de cet art ; mais la prati-» que doit le faire-trembler.Quel-» ques lumières qu'il air , il igno-» rera toujours le juste rapport qui» se trouve entre le tempérament» du malade , le degré de sa mala-n die , & supplication du remèdeii convenable, n Gille ■ de Home rap-porte , qu'erant à la cour de l'ern-percur F'éderic II, il y trouva deuxfils d ’Averroès, qui durent fans-doute être bien reçus dans cettecour, s'il est vrai que cet empe-reur soutenoit , (comme le papeG'égoíre IX l’en accusa publique-ment , ) que le monde avoir étéséduit par trois imposteurs, Moise .,Jesus-Christ , & M AH OM ET.Averruès & ses fils étoienc dans detels principes ; & le même écrivainajoute , que ce philosophe appel-loit, par un blasphème horrible,lareligion Chrétienne , une Religionimpossible , à cause du mystère del’Eucharistie ; qu’il nommoit celledes Juifs une Religion d’cnfuns , àcause des diffèrent préceptes & desobservations légales ; qu’cntìn ilavouoit que la religion des Maho-métans , bornée aux plaisirs dessens , étoit une Religion de pour-ceaux ; & qu’ensuite il s’ecrioit :it Muriatur anima mea morte Philo-,i sophorum ! » 11 n’est pas étrange
te doctrine , on lui ait craché aunez à la mosquée de Maroc. On ditque dans fa jeunesse il se permeteoitdes friponneries , pour détournerfur ses rnecprs les critiques qu’onauroit pu faire de ses ouvrages. IIs’en repentit sans-doute depuis :car dans une petite piece de vers ,il dît à Dieu : O ut ne nìavepvcus don-né en naissant ta maturité de luge íSon- Commentaire fur Aristote parutà Venise en 1495, in-folio. Le re-cueil de ses ouvrages porte pourt:tre : ColleSaneorum de re Med.ca ,Jcéliones tres. L'édition donnée áLyon en 15 jy , in-4° , & celle desJuntes , à Venise, 1 5 ç 2, in-fol. sontbeaucoup plus estimées que celle deVenise , 1590, racme format.
AVERRUNCUS , Dieu des Ro-mains , ainsi nommé , parce qu’ilss’imaginoient qu’il détournoit lesmalheurs. Quand ils pilotent lesautres Dieux de les préserver oude les délivrer de quelque acci-dent funeste , ils les surnommoientquelquefois Averrunci.
AVESNE , Voy, Davenne.
AUF 1 D 1 US , nom de plusieursgrands-hommes d’une illustre fa-mille Romaine , dont les plus con-nus fout: I, r. Austdius , orateur dutems de Sylla. II. Cnéiu's Austdius ,sçavant historien , vers l’an 100avant J. C. 111 . Austdius Bajstus ,historien fous Auguste. IV. Aí, l.ufcoAustdius , qui trouva la maniéréd’engraiffer des paons : cette dé-couverte lui apporta un profit très-considérable ; mais ce n’étoit pasdans les premiers tems de la ré-publique.
AUGÉ, fille A'Alxus roi d’Arca*die, maîtresse A’Hercule, alla dansles bois accoucher de Télephe. Ceprince étant devenu grand , s’a-vança beaucoup dans la cour deTeuthras, roi de Mysie, chez qu i
Jugé