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qui ne lui donna nul plaisir 5c teurs, il en citoit exactement le<!beaucoup de chagrin. Aventin étoit pailages dans ses leçons , ou les
extrêmement laborieux. 11 com-TOençoit à travailler dès le pointdu jour , après avoir lu quelquechose de l'Ecriture-sainte , Sc setnettoit encore à 1 étude quelquerems après son souper , qui ctoittoujours léger , jusqu'à minuit.Quoiqu’il ne cherchât pas la com-pagnie , 8c qu’il aimât fort à êtreseul, il étoit enjoué 8c aimable avecfes amis. C’étoit un vrai philoso-phe, qui ignoroit l'ambition 8c l’a-varice , 8c qui ne songeoit qu’à vi-vre dans la tranquillité 8c le repos,occupé tout entier de ses études.
AVENZOAR ou Abekzoar ,(c’est-à-dire, fils d tZoar, ) méde-cin , surnommé le Sage 8c l ’Illustre ,naquit dans l'Andalousie,8c suc con-temporain A'Avicenne 8c A' Averroès.11 s’adonna à la médecine , ensuiteà la pharmacie , enfin à la chirur-gie , qui de son tems n’étoient exer-cées que par des esclaves. II réus-sit dans ces arts, 8c se fit un grandnom. On a de lui : Reclif.eâtio rnedi-catìonis & regiminis , Lyon , IÇ 31 ,in-8° ; Sc un Traite fur Us Fièvres ,1576 , Venise , in-fol.
AVERANI, ( Benoît ) né à Flo-rence en 1645, 8c mort à Fise pro-fesseur de belles-lettres en 1707,avoit reçu de la nature les dispo-sitions les plus heureuses. C’étoitun sçivant universel. Philosophie,théologie , jurisprudence , littéra-ture , géométrie , mathématique ,astronomie , tout étoit de son res-sort. Ce qui est le plus à remar-quer , c est qu’il avoit étudié la plu-part de ces sciences fans le secoursd’aucun maître , St qu’il y étoitassez profond pour les enseigner.C est a insi qu’il avoit appris en ssxmois la langue Grecque , qu’il pro-fessa ensuite dans Puni vernie dePise. Sa mémoire ctoitprocligicule;lc.-.s avoir fait d’extraits des au-
trouvoic fous fa main à Couvertu-re du livre. Comme il avoit beau-coup dégoût pour Ja poésie Latins8c Italienne , il étoit peu de poc -tes dans ces deux langues , qu’ilne-sçût par cœur en grande partie.On publia à Florence , en 1717le Recueil de ses Ouvrages Latinsen 3 vol. in-folio. Ce recueil con-tient des Dissertations fur plusieursAuteurs Grecs 8c Latins ; des Tra-ductions , des Discours, des Lettres ,6 c des Poésies , parmi lesquelles ondistingue une Elégie fur le méprisde l’amour , digne de Catulle.
AVERROÈS, philosophe 8cmé-decin, sut surnommé sc Commenta-teur , pírce qu’il traduisit le premierArifiote en arabe , 8c qu’il le com-menta. 11 naquit à Cordoue en Es-pagne , dans le xu' siécle, d’unefamille illustre , 8c se signala autantpar sa vertu que par ses lumières.Almarcpr , roi de Maroc , lui donnala chargé de juge de Maroc & detoute la Mauritanie ; mais il la Ht-exercer par des subdélégués, pourne pas quitter Cordoue. Ses en-vieux l’accusérent d’hérésie auprèsde ce prince , qui en ayant vu lespreuves , l’obligea de fe rétracterà la porte de la mosquée , 8cà re-cevoir sur le visage les crachats detous ceux qui y entreroient. IImourut cn izosi, dans les fonctionsde la magistrature. II cultiva !apoésie dans fa jeunesse, 8c fit mê-me quelques vers galans-, mais illes brûla dans un âge plus avancé.Un docteur Juif de Cordoue , phi-losophe , médecin Sc astrologue .lui fut dénoncé comme un poctelascif, A verrocs le réprimanda, 6 c lemenaça de le punir ; mais apprenantque fa défense n’arrêtoit point I,mule de Ihléhreu, 8c qu’on reci-toit ses vers publiquement dansCordoue, il cessa ses poursuite* ea