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dé , qu’il pilla la ville d’Elis , triaAugias , & fit - revenir son fils,qu’îl rappella de son exil.AUGIER, Voy. m.M arignï^
AUGURELLI, (Jean Aurelius)duquel Paul J ove a dit qu’/V nvoitl:n grand génie dans un petit corps ,naq. à Rimini, & mourut àTrevise,âgé de 8; ans.au commencementdu xvi' siécle. XI professa avec suc-cès les belles-lettres à Venise & àTrevise. On a de lui : 1 . Des Odesfans enthousiasme II. Des Elégiesfans délicatesse. III. Des Vers iam-ies fans agrément. IV. Des Haran-gues , dans le/quelles il n'y a quedes mots. à ce que prérendoit Jules’Scaliger-, mais cette critique est ou-trée. Sa meilleure piéceest la Chry-fipée , à Bàle I ; t8 , in 4° : Poèmelatin, où il enseigne ce qu’il croitsçavoir sur la pierre philosophale.Cet homme doublement fou,mau-vais poète & alchymiste, se ruinaà'souffler & à vouloir faire de l’or.Léon X , pontife ingénieux , luidonna ( dit-on ) une grande boursevuide , pour le remercier de la dé-dicace de sa Chrysapée , en lui di-sant : Celui gui fçait faire s or, n'abesoin gue d’un endroit pour le mettre.Les Poésies A’Augurelli parurent àVérone en 1491, 111-4°, 8c à Ve-nise 1 joj , in-8°.
I. AUGUSTE, (Citur Julitts Cot-far O&avianus ) fils á’OHavius édiledu peuple, St d 'Accia, fille de Juïia,sœur de Jules César , naquit à Ro-me le 23 Septembre l’an 63 avantJ. C. La famille des 03aves étoitpartagée en plusieurs branches :celle des Cncïcns,& celle des Caïcns.Ceux-là rappartoient leur illustra-tion aux premiers tems de la ré-publique; les autres, dont descen-dait Auguste, n’ctoient point encoresortis de Tordre des chevaliers dansletemsde la ruine de Carthage. Ci-céron dans une de ses lettres, ap-
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pelle Auguste petit- fils d’otfcvre ;Sc Antoine va plus loin, il le trait®de petit fils d’affranchi. 11 y a ap"parence que dans ce tems-Ià Tu®fic l’autre vouloient insulter cep""'ce. Quoi qu'il en soit, le bisaïeuld 'Auguste étoit tribun légionnaireen Sicile ; mais le petit-fils de cetribun parvint , du rang de simplecitoyen , à la monarchie universel*le. 11 n’avoit que 4 ans lorsqu’il per-dit son pere, 8e 18 seulement lors-que César, son oncle , fut assassin*au milieu du sénat Tan 44 avant J .C-Mais avec beaucoup d’ambirion ,il avoir une prudence êc une dex-térité au-dessus de son âge. Iléteitd’une figure agréable & prévenan-te , bienfait, quoique d’une tailleau-dessin» de la médiocre, & sc*yeux jettoient un feu dont il étoitdifficile de soutenir Téclat. A cesqualités extérieures , il joignoit unesprit étendu 8c cultivé,une extrê-me facilité à s’exprimer noble-ment & élégamment, 8c un carac-tère adroit 8c insinuant , qui H"gagnoit tous ceux qu’il vouloirs’artacher. C’est à Apollonie enGrèce , où il nourrissoit son goûtpour toutes les belles connoissan-ces,qu’il apprit le meurtre de César.11 partit sur-le-champ pour allerrecueillir la succession decetoncl®illustre , qui Ta voir fait son héritier!e l'avoir adopté pour son fils. Uprit en arrivant le nom de CaiusJulitts César Oélavianus, Son pre-mier foin, fut de demander compteà Antoine des biens immenses deCésar. Antoine , ne se contenta pasde lui opposer un refus insultant >il cabala pour que son adoption nefût pas confirmée. Oclave , irrited’un accueil si dur , s’adrcffa aUsénat, auprès duquel il trouva del’appui par le secours de Cicéron ,qu’il appelloit alors jon pere. 11 s'at-tacha les sénateurs par ses souples-ses , 8c la multitude par des libéra*