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îìtés, des jeux & des sites. II pro-mit solemnellement d’acquirrernonseulement les legs que César avoirfaits a chaque citoyen,, triais dc lesdoubler par une libéralité volon-taire. Pour fournir à de si prodi-gieuses dépenses ,il vendit son pa-trimoine , les biens de fa mere &ceux dc son beau-pere Philippe qu’ilavait fait - entrer dans Ces vues.Une telle conduite devoit lui fairedes partisans. Le sénat , qui vou-loit 1 opposer à Antoine , déclaréennemi de la république, lui iìt-élever une statue , & lui donna lamême autorité qu’aux consuls. Oc-tave s’en servit heureusement. An-toine fut défait à la bataille de Mo-dène > & les deux consuls tíirttus6c Pansa qui commandoient far-inée , ayant péri dans cette jour-née , Octave resta seul á la tête destroupes. Pansa mourant déclara aujeune général le dessein du sénat,qui ctoit d’affoiblir , Octave ôt An-toine I ’un par l'autre, & de con-fier ensuite l'autorité aux partisansde Pompée. II commença dès-lorsà négocier avec son rival , deve-nu plus sort, depuis que Lipide s’é-toit joint à lui. Ces trois générauxeurent une entrevue, dans laquel-le ils firent cette ligue connue sousle nom de Triumvirat , & convin-rent de partager entr’eux toutes•les provinces de ('empire, & le pou-voir suprême pendant cinq ans,sous le titre de Triumvirs réforma-teurs de ta République , avec la puis-Jance consulaire. Ces réformateursjurèrent en mime lems la perte detous ceux qui pouvoient s’oppo-ser á leurs projets ambitieux. Ondisputa long-tems fur ceux qui dé-voient être proscrits. Us s’aban-donnérent enstn l'un à l’autre leursamis & leurs parens. La tête deCicéron , à qui Octave devoir beau-coup , & qu’il avoir accablé decaresses, fut donnée en échange
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de celles de Tonde d 'Antoine & dufrété de Lepide. Ce traité de sangfut cimenté par une promesse demariage entre Octave & Clodia belle-fillc d’Antoine. Les tyrans conju-rés arrivent à Rome, affichent leurliste de proscriptions , ôc la font-exéeuter. II y eut plu» de 300 fé-nateurs 6c plus de zoo chevaliersmassacrés. Des fils livrèrent leursperes aux bourreaux , pour profi-ter de leur dépouille. Les vengean-ces particulières firent-périr beau-coup plus de citoyens , que lesTriumvirs n’ep avoient condamnés.Tous ces meurtres horribles fo-rent colorés des apparences de lajustice. On assassina en vertu d’urtédit ; & qui ofoit donner cet édit ?Trois scélérats fans pudeur, fansfoi , fourbes , ingrats , avides , san-guinaires , qui dans une républi-que bien policée auroient péri parle dernier supplice. L’avarice cuttant dc part aux proscriptions , queles Triumvirs imposèrent une taxeexorbitante sor les femmes 6c lesfilles des proscrits , aíìn qu’il n’yeût aucun genre d'atrocité , dootces prétendus vengeurs de la mortde César , ne souillassent leurs usur-pations. OSavc ne fut pas le moinsbarbare des trois. Un citoyen qu’onmenoit au supplice par son ordre,lui demanda de faire au moins ac-corder à son cadavre les honneursde la sépulture : Ne t'en inquiète pas ,(lui répondit le bourreau ,appellédepuis Auguste ; ) les corbeaux en au-ront foin... Antoine 8c Octave 1 ayantassouvi leur rage à Rome , marchè-rent contre Brutus 6t Cassius, meur-triers de César , qui s’ctoient reti-rés en Macédoine. 11s leur livrè-rent bataille dans la plaine de Phi-lippes, Brutus remporta un avan-tage considérable sor les troupesd 'Octave, qui ce jour-là étoit aulit, pour une maladie vraie ou fein-te. Antoine répara le désordre , &.
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