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vint hicntòt un apôtre. La lecturecì’ua livre philosophique de Cicé-ron commença à le dégoûter desvoluptés Sc des richesses. «* Une»> feule chose lui fa i foi c de U pei->' ne dans cette lecture ( dit BaihUt , ) n c’est qu’il n’y irouvoit point>' le nom dejEsus Chkist, qu il» avoit comme sucé avec le lait.>' 11 voulut donc lire les l'amtes-» Ecritures -, mats l’urgueil de l es-x prit l’empècliant de voir ce que« endroit la simplicité apparente» d un livre inaccessible aux sages» du siécle , il ne sçut faire alors» autre chose que de lui préfé-« rer les ouvrages de Cicéron... »Cependant il tenoit déja le pre-mier rang dans les écoles de rhéto-rique.II profesta successivement cet-te science, á Tagaste , a Carthage,à Rome , à Milan où le prefetSymmaquc l'envoya. Ambroise doitalors évêque de cette ville. Au-gustin , touché de ses discours, &des larmes de Monique fa mere ,pensa sérieusement à quitter le dé-règlement Sc le Manicheisme.il futbaptise a Milan , a la Pâque de 3 S 7,dans la 31* annee de son âge. 11renonça dès lors a la profession derhéteur, Sc se borna a celle d’ob-servuteur exact de l'Evangile. Deretour a Tagaste , il se consacraau jeûne, à la prière, donna sesbiens aux pauvres, forma une com-munauté avec quelques-uns de sesamis. Quelque tems après s’étantrendu 3 Hippone, Valére , qui enétoit évêque , le fit prêtre mal-gré lui , au commencement de l’anJ9 1 - II lui permit, par un privilègesingulier Sc inouì jusqu’alorsen Afri-que . d'annoncer la parole de Dieu.í. annee suivante , Augustin con-fondit ìfortunat , prêtre Manichéen,dans une conférence publique, Scavec d autant plus de succès, qu’ilavoir connu 'e fort 8c le foible dececte secte. Un an après , en 391,
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il donna une explication si sí s 'vante du íymbule de la fui , dasl*un concile d'Hippone , que les évê-ques penlerent unanimement qu’ilméritoit d'être leur confrère. Unautre concile, convoque en 395, ledonna pour coadjuteur à Valéredans le siégé d’Hippone. Ce futalors qu’on vit éclater toutes lesvenus Sc tout le genie d 'Augustin.11 établit dans fa maison épilco-pale une société de clercs , aveclesquels il vivoit. II rappliqua deplus en plus à confondre Terreur.Félix , un des plus célébrés Ma-nichéens, qui étoit du nombre desElus , ( c'est-à-dire , de ceux qui fesouilloient dc toutes les abomina-tions de la secte , ) vaincu dan*une conférence publique , abjurabien-tôt fa doctrine entre les mainsde son vainqueur. Augustin ne fitpas moins admirer fa pénétration& son éloquence , dans une con-férence des évêques Catholiques8c des Donatistes â Carthage en411. 11 y déploya son zèle pourl’unité de T Eglise , 8c le commu-niqua à tous ses collègues. Songrand ouvrage de la Cité de Dieune tarda pas à paroître. 11 Ten-treprit pour répondre aux plain-tes des Païens qui attribuoient lesirruptions des barbares Sî les mal-heurs de l'empire , à rétablisse-ment de la religion Chrétienne 8cà la destruction des temples. L’an418, il y eut un concile générald’Afrique tenu a Carthage contreles Pélagiens. Augustin, qui avoicdéja réfuté leurs erreurs, dressaneuf articles d'anathêmes , 8c mon-tra lin zèle si ardent contre cettehérésie pernicieuse , que la posté-rité lui a donné pat acclamationle titre de Docteur de la Grâce,Après avoir triomphé des enne-mis de la foi , il eut à combat-tre ceux de .''Empire. Les Vanda-les passèrent d’Afrique en Efpa-