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Orcfie ton perc, ayant excité unerévolte en 475 , aima mieux faire-proclamer'son fils empereur, quede prendre pour lui-même le scep-tre. Augustule étoit un très-beauprince , & c’esl la seule qualitéqu’on lui donne. On fçait seule-ment , qu’il envoya un ambassa-deur à Bafilisquc , pour lui annon-cer son élévation au trône d'Oc-cidentjd’où il fut bientôt renversé.Odoacre roi des Hérules , appellepar la noblesse Romaine , sit-périrOreste , dépouilla son fils des mar-ques impériales , l'extla dans laCampanie, avec un revenu de 6000livres d'or , 8c se rendit souverainde l’italie sous le titre de roi. Cefut ainsi que finit l’empire d’Occi-dent. Rome fut obligée de sc sou-mettre à un prince d’une nationbarbare, 8c dont ie nom étoit uneinsulte dans les tems florissans dela république. Cette révolution ar-riva l’an 476 de J. C., 5 07 après labataille d'Aclium. Elle avoir com-mencé à s'annoncer fous Homrius ,& depuis ce prince l’Etat n’avoitfait que languir. Cet empire quiavoir rassemblé dans son sein pres-que tous les royaumes du mondeconnu , grâces à près de 450 ba-tailles livrées par les anciens Ro-mains , ne put soutenir long-icmsune puissance trop étendue , quin’étoit plus défendue par des prin-ces belliqueux 8c par des soldatssoumis 8c disciplinés. Nous remar-querons encore comme une singu-larité , que le dernier empereur aitété appelle Auguste comme le pre-mier , 8c que son prédécesseur aitporté le nom de Jules.
AUHADI-MARAGAH, un desplus célèbres mystiques Mahomé-tans , mit en vers persans le livreintitulé Gi-tn-GUun , productionqui est comme l’clixirde la spiritua-lité Musulmane. 11 vécut dans lapauvreté, Sc mourut assez riche des
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libéralités de l'empereur des Taf-tares, l’an 1319 de J. C. Son se'pulclire est en grande vénération 3Ispahan , quoique ce poète myst 1 'que ait fait aussi des Ouvrages degflanterie.
A VIA, (le Chevalier d’) gentil'homme Bolonnois au service de I*maison d’Autriche, se signala dansla guerre de la succession par de*témérités heureuses. En 1701, stfit-prendre à 400 cavaliers l’un 1 'forme d un régiment de l'armée <j*France, 8ctraversa par les derriè-res du camp de Vendôme , depuis 1 *Parmesan jusqu’à Pavie , où il exi-gea des contributions considéra-bles. De-là il s’approcha de Milan ,sc saisir d’une ries portes au mo-ment qu’on l’ouvrit, pilla quelque*maisons voisines, & s’empara d’ueerecette des deniers publics , où stne laissa pas la plus petite pièce demonnoie. Ge cuivre l'embarrassanr,il le répandit dans les rues , 8c I efit-ramasser par des enfans , qu’ilforça à crier : Vive l’Empereur !Cette troupe , qu’on avoir crueFrançoise jusqu a cet instant, parutalors ce qu’clle étoit réellement*
On l’alloit charger, lorsqu'elle sor-tit de la ville , prit le chemin duBergamasque , Sc á l’aide de quel-ques détours , regagna heureuse-ment son camp. Les troupes d<*deux couronnes furent très piquet*de cette course; Sc le chagrin qu'el*les en témoignèrent de part Sc d’au-rre , donna beaucoup d’éclat à 1*témérité de l’entreprise.
A VICENNE , philosophe 8c mé-decin Arabe dcBochara en Perse,naquit l’an 980 de J. C. avec de* jdispositions si heureuses, qu’a I'àg e
de to ans il sçavoit tout l’AIcorati
par coeur. II apprit les belles let-tres, la philosophie , les mathéma-tiques Sr l,i médecine , avec la infi-me facilité II s'adonna ensuite à la Itbéolpgie, 8c commença par la