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îvnne de poète. Son disciple valutbeaucoup mieux que lui. Aurtliustuteur de deux traités , 1 un in-titule ; Dcfenfio gloritz Batavìna ; 6c1 aurre , Lìucidarium v.ariar um qu&J'“j" uì er j] ataVina rcgione . On ne^Çstit point quelle annee U mourut ;° n croie qu’il vivoit encore en ï çio.
AURELIUS PROBUS , VoyciPstO BUS.
AURELLÏ, ou plutôt Arelli ,\ 3 ean Mutio) poète latin du xvl 8^ccle. Ses Poésies font dans les Ûc-tices des P- 'eus Latins d’Italie, il seP r opofa Catulle pour modèle , &n f 5 en éloigna que pour les obsc-énités. On trouve dans ses Poésiesl’harmonie , de la délicateiìe ,l'enjoument & le Télégance. LeP a Pe Léon X ayant donné le gou-vernement d*u ne place a A.trelli . il* u *tiouvé mort quelquetemsaprès,i'a mule, au fond d’ua puits,"s habitans , .que ce gouverneur°Pprimoit . tirèrent de lui cettecruelle vengeance en ìçio.AURENG-ZEB , grand-Mogol,ligua avec un de ses frétés con-* rc íou pere Schah-Gchan , & l’en-* e rma dans une dure prison en*660. U se défit ensuite dc soncomplice , & fit étrangler les deuxRUtres freres qui lui reftoienr. SonPere étant tombé malade , il lui en-v °ya un médecin, cu, pour mieux
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dire , un empoisonneur, qui ie fit-• mourir. Devenu paisible poísesteurde l’empire, il crut expier sesat-trocités , en se bornant au paind'orge , aux légume* & à l’eau.C'cji à veus , Dieu puiffant ! s’écrioit-il quelquefois, que j c dois U trône tSun pauvre Faquir , v us en avc{saisle plus grand Roi de F univers , p u urapprendre à tous les hommes que vauxhumilie ; tes superbes & que vous éle-vt q les humbles. Ce scélérat péni-tent fut heureux dans toutes sesexpéditions. II conquit les royau»mes de Décan , de Visapour , deGolconde v & presque tome cettegrande presqu’iile que bordent lescotes de Commande! & de Mala-bar. II campoit ordinairement aumilieu de son armée v de crainteque ses enfans ne le traitassent com-me i! avoir traité son pere. 11 mou-rut âgé de prés de too ans , en1707. II paraît, p.ir ce qu’en rap-portent les historiens, que s’il eútrégné fur un peuple éclairé, il mi-roir fait du bien & protégé leslettres. 11 dut en partie ses succèsà fa tempérance , à fa bravoure, àson activité infatigable. (*) Quoi-que ce prince affectât beaucoup dezèle pour l’Alcoran , fauteur desRévolutions des Indes , prétend qu’iln’avoit d antre religion que le déis-me. 11 dit qi Aureng'Zcb s’entrete-
(*) II sortoit d’une grande maladie , & travailloit plus que sa soiblesse ne-Pouvoir le lui permettre. Un ministre lui représenta combien cet exces de-**avail étoit dangereux ; Aarcng-Zeb lui lança un regard de mépris 8t d’in-àgnatiou , & se tournant vers*les autres courtisans, il leur dît ces parolesre marquables : «..N’avoucz-vous’pas qu’il y a des circonstances où un Roi doit” bazarder fa vie, & périr les armes à la main, s’il les faut, pour la défense” de la patrie? & ce vil flatteur ne veut pas que je consacre mes veilles” & ma santé au bonheur de mes sujets í Croit-ti donc que j’ignore que” *a Divinité ne m’a conduit fur le trône que pour la félicité de tant de mil-’* Jions d’bommes qu’elle m’a íoumis ? Non , non ; Aureng-Zcb n’oubliera” jamais le vers de Sali : Rois , cese[ i'ètrc Rois , ou rêgne\par vous -mé-” ines. Hélas ! la prospérité & la grandeur ne nous tendent dé j a que trop de” Pièges. Malheureux que nous sommes ! tout nous entraîne a la mollesse ,,” les femmes par leurs caresses, les plaisirs par leurs attraits.. Faudra-t-il que” des ministres élèvent leurs voix perfides pour combattre la vertu toujours” solide ât chancelante des Rois,, ct pour les perdre par de funestes conseils?;»-
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