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val, on lui imposa des peines, poursçavoirce qu’il en avoir fait; maisl’on n'enput lien arracher, ni parleschâtimens , ni par les caresses. En-fin la vérité se découvrit. On le dé-nonça à l’empereur , & d’Ayalaavoua tout à son prince. Charlesfeignit d’être fâché , pour ne pasautoriser une action qui étoit con-tre la discipline; mais ne voulantpas laisser fans récompense cethéroïsme de piété filiale , il saisitla première occasion dans laquellese distingua d'Ayata , 8c lui donnades marques honortbles de fa gé-nérosité 6c de son estime.
AYBERT , ( St. ) moine Béné-dictin , né en 1060 au diocèse deTournai, fut ordonné prêtre parBurchard évè que de Cambrai, avfccun pouvoir particulier d’ajminis-trer dans fa cellule les sicremensde pénitence Sc d’eucharistie: pou-voir qui lui fut,confirmé par Paf-chai 11 8c Innocent 11 . Cependantil renvovoit tous les pcnitens áleur évêque. 11 disoit tous les joursdeux messes, l une pour les vivans,Sc l’autre pour les morts. U mouruten 1140, âgé de 80 ans.
AYGNANI, Voyt\ Agriani.
AYGUEBERE, (Jean Dumas d’)conseiller au parlement de Tou-louse, sa patrie, mort en 175 Ç,étoit un esprit agréable St cultivé.Voltaire , avec lequel il étoit en re-lation, en faisoit cas. Avant quede s’adonncr à la jurisprudence,il avoir fait - jouer quelques piè-ces aux théâtres François Sc Italien.Son divertissement intitule les T nisSpeSscles , reorésentc en 1719, Scson Prince de Noify, joue en 17?0,prouvent qu’il auroit été plus loindans la carrière dramatique , si desétudes plus importantes ne l’avoientobligé de l.’abandonner.
AYGULFE , (St) ou Aveui. ,vulfo St. A 0 u s T , archevêque :deBourges vers l’an 820 , piourqt
À Y L
vers 840. Théodulphe, evêque d’Or-léans , lui donne de grands éloges,& le titre de patriarche , dans la 42'Epître du iv e liv. de ses Poésies.
AYLE ou Agile , ( St. ) fils d’A-gnoald , l’un des principaux seign."de la cour de Chiliebert 11 , roid’Australie, fut élevé dans l’abbayede Luxeuil; où il embrassa la viemonastique. Sa pieté 3 c son zèlele firent-choisir pour aller prêcherl’Evangile aux Infidèles de delà lesVosges , jusqu’en Bavière. A sonretour , il fut élu abbé de Rebais,où il mourut en 650.
AYLON . ( Luc Vasquès d’) Es-pagnol , conseiller du tribunal su-périeur établi en 1509 á St Do -mingue , s’est rendu célèbre parses expéditions dans le Nouveau-M.ode. Vélafju'es , gouverneur deCuba, avoir fait un grand arme-ment contre Fernand Cort'es , qu»lui envoya d.'Aston pour traiterd’un accommodement. Mais celui-ci n’ayant rien gagné fur l’espritde Vélafquct , passa au Mexique ,avec Narvaes , amiral de la flottede Velafquès ; 5 c voyant qu’il rejet-toit aussi toute voie de concilia-tion , il lui fit intimer, sous pei-ne de la vie . une détente de pas-ser outre, fins en avoir reçu lesordres de l’audience royale. Pourprévenir les fuites de ce coup d’au-torité, Narvaet fit embarquer d'Ay-ton fur une caravelle qu’il envoyoicà Cuba ; mais d'Aylon engagea lepatron d.- mener droit à St - Do-mingo?. En t ; ze. il fit une expé-dition dans la Floride, d’où il en-leva par trahison un assez grandnombre de Sauvages, qui périrentpresque tous. 11 fit-fonner si hautcette expédition , qu’il obtint desprovisions de gouverneur de laprovince de Chicora, où les dé-penses qu’il y fit le ruinèrent. Oncou qu’il périt dans un secondvoyage de la Floride.