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I. AYMAR, dernier comted’Angoulême , mort en 1218, n’est«°nnu dans l'histoire , que parcequ'en lui finit la postérité mascu-line des comtes d’Angoulèmc. Isa-belle fa fille, morte en i 245 , veuvede Jean Sans-Terre, épousa le com-'c de la Marche, dont l'arriére-pe-î>te - fille Marie , héritière de cecomté, le céda à Philippe U Bel. 11devint le partage de Jean, 5' fils delouis duc d'Orléans , fils de Charles^,qui passa près de 30 ans en ota-ge en Angleterre, & mourut en*467. Son fils Charles , mort cn*495 , fut pere de François 1 , quile réunit à la couronne. Charles ,a ' fils de François /, mort en 114;,eut pour apanage ce duché jusqu’àce qu'il portât le nom de duc d'Or-léans, Henri II le donna à son fils^Iturel Henri. Celui - ci oyant vua la fenêtre d’une hôtellerie Alto-v'ti , contre qui il avoir du ressen-timent , monta dans la chambre, &lui posta son épée att travers duK °rps.Altoviti se sentant blessé mor-alement , le perça de la sienne 5 c1 * tua sur la place en 15S6. Le bà-*ard de Charles IX, nommé Charles ,cut le comté d'Angoulême, & mou-ru t en 1650, laissant un filsnom-r ue Louis, comte d’Alets , qui raou-rut fans postérité masculine 001653.Charles avoir épousé en secondes’UOees Françoise Je Naríonne, qui nem °urut qu'en 1713 -. de sotte quelu bru de Charles IX lui a survécu1 39 ans .{Voy. Boursault. ) Son■d'nhaJJ'adc vers FerdinandIIen 1620“ ’6it , a été imprimée à Paris*^67, in-fol.-, Si (es Mémoires en^62 , in-1 2. Voyez l’Art de viri-los dates.
H. AYMAR, (Jacques) paysanda St-Véran en Dauphiné , connuPur ses fourberies. 11 se vantoit de
-couvrir, par le moyen de la iaguet-" d 'vinatoirc , les trésors , les mc-* aux ,les bornes des champs, les* arr °ns ( les homicides, lesadultá-
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resde l’un 5 c de Poutre sexe, fitc..
»» II les poursuivoir, dìfoit-il, à la» piste, conduit par la seule agi-„ ration de sa baguette , & parles» émotions violentes qu’il avoit„ ou feignoit d'avoir dans les en-,, droits par où ils avoient passé. »Le vulg'% , & ceux parmi [ es grandsqui étoient peuple , se laissèrenttromper par Aymar , qui , mcine enadmettant la vertu occulte de labaguette divinatoire , devoir êtretraité d’imposteur. 11 aftectoit la dé-votion , se confessoit souvent, &assuroit qu’il avoir gardé sa virgi-nité isans laquelle , disoit-il,/j ba-guette curait été entre ses mains uninstrument inutile. Ayant été appellede Lyon à Paris, ses ruses furentdécouvertes à i’hôrel de Condé enV693. On le soumit à des épreu-ves funestes à fa réputation. II avouaqu’il ne sçavoir presque rien dace qu’on lui avoit attribué , que lamisère lui avoit inspiré une pat-rie de ses manœuvres , & que lacrédulité du public les avoit accré-ditées. L’abbé dc Vaìlemont , hom-me qui avoit plus dc science quede discernement , publia vers cetems-là ion Traité Ve la physique oc-culte de la baguette divinatoire , danslequel il fit une espèce d’apologiedu paysan Dauphinois; car toutesles causes, bonnes ou mauvaises,trouvent des avocats. Jacques Aymarmourut en 170S , à 46 ans, dansson village , absolument ignoré.C'est sur tout depuis lui , que lesfçavans ont disputé fur la vertu dela baguette divinatoire. Les unsl’ont niée, les autres Pont expli-quée comme ils ont pu. Mais il fau-dra un plus grand nombre d'expé-rlences , pour que les personnessages se decident pour ou contre.
AYMON, JsoyeçAiMON.
AYMON ,( Jean ) écrivain Pic*montois , accompagna en FrancePévêque de Maurienne , en qualitéd'aumônier, U se retira ensuite en