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tJnns la congrégation du Mont-Caf-sin, & s’y díilingua d'abord par sesSermons. Sa santé délicate ne luipermettant plus les travaux de lachaire, il s’adonna a ceux du ca-binet. C’éroit un sçavsnt univer-sel. II mourut à Bologne , le i"Septembre 1721 , a 70 ans. On adc lui: l, Journal de Littérature , en9 rom. in-4®. depuis i686;ufqu’en1697, fous ce titre, GUrnale de Ut-■terati, 11 euc beaucoup de courscn Italie , & même ailleurs. II. DeSìfìrbrum jìgtiris ac dìfferentia , Bo-logne 1691 , in-4 0 . Utrecht 1696,in-4\ avec les remarques de Toi*lins . Le marquis Scipion Mas ci fegîonfìoit d’être son disciple ; maisii surpassa son maître.
BACCHUS,siU de Jupiter & de Sé-mclc\ On raconte de lui, que Junon,toujours outrée contre les concubi-nes de Jupiter , conseilla à Sémclé »pendant fa grossesse, d’exiger de ionamant qu’il se fît-voir à elle dans toutefa gloire. La majesté du dieu ayantmis le feu clans la maison , Scmclé pé-rit dans les flammes. De crainte queBacchus , dont elle étoit enceinte,ne fiat brûlé avec elle, Jupiter l’enfit-retirer par Vulcain : Macris y fille<1 ’AriJìée , reçut Pensant dans í’cs bras.
( secours, que la jalouse Junon luifìt-payer cher,) &. le donna à son pere,qui le mit dans la cuisse » 011 il legarda le reste des neuf mois. Dès quele tems de fa naissance fut accom-pli , on le mit secrètement entre lesmains ò'ino sa tante , qui en eut foin,■avec le secours des Hyades,des Heures& des Nymphes. Quand il fut grand,il fit la conquête des Indes ; il allaen Egypte, où il enseigna l'agricuf-ture «ìux hommes, planta la vigne,
& fut adoré comme le Dieu du vin.
11 punit sévèrement Vanthêty qui vou-loir s’oppcser -à ses folemnités ;triom-pbade tous ses. ennemis, ôc de tousIls dangers auxquels les persécutionsde Jun,on l’cxpçloient cont-nuellcmët,Bacchus fe transforma cn son , pourdévorer les Céans qui escaladaient le'Oies, & fut regardé, après '
-commé le plus "puissant des Dieux.
B. a c
On le représentoit avec les agrémensde fa jeunesse 8c de la beauté ; on met-toit Silène à fa fuite, courfié fur unâne > 6c une troupe de Satyres & deBacchantes. Quelquefois on couvroitfa tête de cornes, parce que dans sesvoyages il s’étoít couvert de ía peaud'un bouc , animal qu’on lui sacrifioit.On le peignoit encore, tantôt assis furun tonneau ; tantôt íur un char traînépar des tigres, des lynx ou des pan-thères; souvent aussi tenant une couped’ime main , ôc de l’autre un thyríe,dont il s’étoit servi pour fairc-iortirdes fontaines de vin. Le thyrse étoitune espèce de petite lance 011 bâtoncouvert de feuilles de vigne & de lier-re mêlées ensemble; ayant au bout unepointe en forme de pomme de pin...Bacchvs eut plusieurs noms. II futappellé Biformisy parce qu’il étoit dé-peint tantôt comme un ieune-hom-me, tantôt comme un vieillard. -- Bro -mius , d’un mot grec qui signifie bruit,parce qu’il naquit au bruit d'un coup(le tonnerre.- Dionyfìusy du mot grecDiçs f par allusion à Jupiter qui étoitson pere, Ôc à Nysa, ifle 011 il futnourri.-- Dithyrambus , de deux motsgrecs , dont l'un signifie deux , ôc l'au-tre porte , parce qu ’il étoit venu deuxfois au monde. -- Evan Evvhc , Bac-che : surnom pris des cris quefaisoientles Bacchantes en célébrant les fêtesde leur Dieu.— Libe r , parce que levín dont Bacchus fut l'inventeur , ins-pire la licence. On appelloit les fê-tes qu'on faifoit àl’honneurde Bac-chus , Bacchanales , Dionysiaques , Or-fyes, Triètéiìques . Elles surent d'abordinstituées dans la Thrace par Orphée ;des femmes ivres Ôc furieuses y of-froient des sacrifices fur les monta-gnes pendant la nuit à la lueur desflambeaux. On n’admettoit A ces fêtesque ceux qui étoient initiés aux in-fâmes mystères de Bacchus , Ôc Tonavoit grand foin d'en écarter tous lesautres. L’usage de ces fêtes s'intro-clui/ìt auiîi á Rome; mais il s’y com-mettoit tant d’infnnr.es, que le Sénatíut obligé de los abolir, ( roy . Acf.te,Ai.citohê, ^Bacchantes. )BACCHYLÏDE , poète lyriquecîe fille de Céc, íîorissoit l'.ui ravant J, C. fous le roi Hiér^n , qui