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prouvât qu’il n'avoit point de com-merce avec le Diable. 11 proposaen 1167,1a correction du Calofl-drier au pape Clément IF", mais Ba-con ne vivoit pas dans untemsas-sez heureux pour qu’on voulût co-riger les vieilles erreurs. II fit degrands progrès dans la méchani-que. On vit sortir de ses mainsdes miroirs ardens. II proposa desidées qui mettoient fur la voie dela découverte des lunettes, des té-lescopes 8c des microscopes ; maisil est taux qu’il ait connu ces ins-trumens , tels que nous les avonsaujourd’hui. Quelques écrivains ontvoulu lui faire honneur de l’inven-tion de la poudre-à-canon. 11 estconstant que cette funeste décou-verte ne tarda pas à se faire ; maisce n’est point a Bacun qu’il fautattribuer ce nouveau fléau du genrehumain. II connoiífoit les effets dusalpêtre ; mais le salpêtre seul necompose pas la poudre. Quoi qu’ilen soir, Bacon méritoit le titre d’Ad-mirable pour son tems ; s’il eût vé-cu dans le nôtre, son nom au-roit peut-être été à côté de ceuxde Newton & de Leibnit[. Avec untrès-beau génie , il ne put se met-tre au-dessus de quelques puérili-tés de son siécle. 11 adopta la chi-mère de la pierre philosophaie, S:les rêves encore plus ridicules del’astrologie judiciaire. On sent bienque la baguette divinatoire, & d’au-tres grands secrets de cette espèce ,ne durent pas être oublies. Quel-ques auteurs, dignes de vivre dansle ficelé de Bacon , nous répètentque ce frere Mineur avoit une très-bclle tête d’airain , faite sans-doutefur le modèle de celle d 'Albert leGrand , qui répondoit à toutes lesquestions, quelqu 'embarrassées qu ’-elles fuffent. On a de lui : I. Spé-cula Mathematica & PerspeBira. IItâche d’y résoudre divers problè-mes fur les foyers des verres Sc
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des miroirs sphériques. On y trou-ve des réflexions fur la réfractionde la lumière des astres , fur lagrandeur appparente des objets ,Sic. Mais ces réflexions ne con-tribuèrent pas aux progrès de l’op»tique ; elles venoient dans un temsmalheureux pour la perfection dessciences.'11. spéculum Alchemia. 111.De mirabìli potejìate Artis & Natura,IV. Bpifiu/œ, cumnotis. V, Opus ma-jus, in-fol.Londres 1723.Cet ouvr.renferme toutes les vues de Baconfur les sciences , 8c on y trouvedes idées très-heureuses. II com.prit de bonne heure que le meil-leur moyen d’acquérir quelques con-noiffances dans l’étude de la na-ture , étoit de joindre l'expérienceau raisonnement, 8c de rectifierl’un par l'autre II mourut à Ox-ford en 1294, à 78 ans. Naudé apris la peine inutile de le justifier. de l’accusation de magie , qui avoirété intentee contre lui par ses con-frères.
II. B A C O N , ou Jìaconôoiif,(Jean) provincial des Carmes , doc-teur de Sorbonne , naquit en An-gleterre , Sc mourut vers l’an 1346.On a de lui des Commentaires fur leMaître des Sentences, Milan 1611,in-fol. & un Traité de la Règle desCarmes. On l’appella le DoBeur ré-solu j mais avec ce beau titre , iln’a pas été plus connu de la posté-rité , que le DoBeur hréjragable , leDoBeur illuminé , Sc tant d’autresqui, avec un petit mérite , ont degrands noms.
III. BACON, (Nicolas) né enAngleterre d’une famille illustre ,fournit avec succès la carrière dessciences 8c celle des affaires, d’é-tat. La reine Elisabeth le fit secré-taire d’état, Sc ensuite chancelierd'Angleterre. Un jour que cetteprincesse alla dans sa maison d’Hert-ford, qu’il avoit fait-bâtir avant safortune , elle lui dit en riant : Foili
Vviv