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une Raisin tien petite pour un hommecomme voua t- - Madame , répondit lechancelier, c’est la faute de VotreMajt/lè , qu< m a sa-t trop grand pour-ma maison..,, Bacon mourut en 1578^a l'âge de 69 ans.
I > , uALv^i'l , { François ) baronde Vérulam , fils du précédent, na-quit á Londres en 1560. II annon-ça de bonne heure ce qu'il devoirêtre. La reine Elisabeth lui ayantdemande quel âge il avoir ? quoi-qu entant encore j tl rcpçneuavecbeaucoup de vivacité : J’ai, Ma-dame , deux ans de moine qoe /' heu-reux règne d. Votre Majesté ; réponsequi flatta beaucoup la princesse. De-puis lors elle ì’appella toujours ,mon petit Carde- des-Jceaux, Dès faib“ année il avoir fini ses études.La philosophie de son tems , pies-que toute Péripatéticienne , lut pa-rut ceqti'eUeelì réellement, pleinede mots Li de subtilités ,& vuidede choses. Faces naquit avec tou-tes les djspolìtiúns qu il talion p aitla reformer. A un gtnie actif, éten-du & pénétrant, il joignit l'appli-cation a l’etude, & la fréquenta-tion de tous les gens dc-lettresde l'on Ikcle. .'-on pere le fit-voya-ger au sorti du collcgc. II etoit àParis en 1577; tl s’y fit aimer 6cadmirer. Pawlet, ambassadeur il’An-gleieire a la cour de France , enconçut une rdee fi avantageuse,qu’tl le chargea , auprès de la reineEUqabeth , d’une commission im-portante. Bacon , qut n’avotc pasalors 18 ans , la remplit commeun homme de 60 , consommé dansles affaires. La reine qui connuttout ion mérité , le nomma souavocat extraordinaire. Bacon , pourfaire fa cour a ía bienfaitrice , jus-tifia la condamnation du comte d’Ay-fex , qu’il avoit flatte pendant savie , St dont il avoit reçu toutessortes dc bienfaits. Lette ingrati-tude tu autar.t abhorrer ípp ça-
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ractcrc par le public , que les genséclaires estimoienc ses talens ; ilmanqua plusieurs sois d’être assas-siné. Dè que Jacques 11 eut la cou-ronne d’Angleterre , le philosopheBacon fut un de ses flatteurs, 6cil reçut pour prix de se» adula-tions le titre de cliancctier , aprèsavoir exercé la charge de procu-reur - général. 11 n’y a point debassesses qu’il ne fit pour parve-nir à cette place. II caressa le ducde bitekingham , tl encensa les au-tres mtnisires, il dénigra les con-currens. C est par ces indignes ma-nœuvres qu’il réunit les titres dechancelier & de garde-dcs-sceaux,en 1617, & ceux de baron de Veru-lam & dc comte de bt-Albans quel-ques a nue es après. Bacon , esclavedu roi & de son ministre > scel-la des édits qut ordonnoient desexactions exotbirantes. Le peuplecria centre des impôts h injustes& si réitérés. La chambre des Com-munes se plaignit au parlement ,de la corruption de 1a chancelle-rie. On ì’.iccula davoir souffertque ses domeinquespriisent de l’ar-gem des personnes , dom les af-faires étotent pendantes devant lui.Bacon , accuse dans un tems où leministère etoit odieux , tut con-damné a une amende de 40 millelivres sterlings,fut prive des sceaux& tic toutes ses charges , & en-fermé à la tour de Londres. Onrapporte que , pendant le cours defou procès , il dit a ses domesti-ques , qut se levotent en le voyantarriver : Ajjcyc\-vous , rr.es maîtres ,votre élévation jera n:a chute. 11 sor-tit quelque reins après de fa pri-son. Le roi , qut l’aimoit , lui re-mit l’amende a laquelle il avoir étécondamne , & lui donna même deslettres d’abolition de tout ce quiavoit été fait contre lui. Bacon ,loin des orages de la cour tk desagitations du uurusté-c, ne pensa