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VI. Plusieurs autres Ouvrages» M,jDeUyrc nuus a donné I * Analysaitla Philosophie de Bacon , en 2 vol»in-i2. Cet abrégé , très-bien ac-cueilli , suffit pour donner une idéedes qualités & des défauts de Ba-con dans fa mamére d’cctire. SeSexpressions ibnt presque toujoursingenieulés , ses images grandes &nobles , ses comparaisons heureu-ses , ses réflexions profondes ; &c est , fans contredit, un des hom-mes á qui l'Europe littéraire a leplus d’obligaùon. *
* Cependant M.fíume, en comparantBacon avec Galilée , a donné la supé-riorité à celui-ci. «< Si Bacân ,dic-il,»* est considéré simplement comme» auteur & philosophe, quoique très->» eltimabie sous ce point-de-vue, il" est fort inférieur á GaLlée son con-v temporain , -c peut-être mème à» KepUr. Bacon a montré dc loin la" route de la vraie philosophie ; Ga~** UUc l'a non - feulement montrée ,>» mais il y a marché lui-même à graftdspas. L'Anglois n'avoit aucune con-" noissance de !a géométrie ; le FIo-rentin qui a ressuscité cette science," y excellolt, & passe pour le pre-» mier qui l’ait appliquée avec les>» expériences & la philosophie na-î» turelle. Le premier a rejetté fort>* dédaigneusement le systeme de Co-»» perme ; l’autre l’a fortifié de nou*» velles preuves, empruntées de la>» raison & des sens. Le style de Ba-" con est dur, empesé ; son esprit,r» quoique brillant par intervalles, est'» peu nature!. amené de loin,& som->» bfe avoir ouvert le chemin à ces„ comparaisons pointues, à ces lon-5» gués allégories, qui distinguent tes»> auteurs Àngíois. Galilée au con-» traire est vif, agréable , quoiqu’un>♦ peu prolixe. Mais Tltalie n’étant» point unie sous un seul gouver-nement, & rassasiée peut-être dev» cette gloire littéraire qu'elle a pol-» sédée dans les temps anciens &»» modernes, a trop négligé Phon->» neur d’avoir donné naissance à un>. si grand-ho.nme j au lien que l'es-» prit national qui domine parmi lez
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» Anglois, leur fait-prodiguer àleurs» emmens écrivains , entre lesquels» ils comptent Bacon , des louanges» fit des acclamations qui peuvent>* souvent paraître ou partiales ott» excessives. » ( Histoire de la Mai-son de Síuart, tom. i" , p. 361 del'édition in-ii. )
BACOUE, ( Léon) le seul Pro-testant converti qui ait été évêquesous le règne de Louis XIV, na-quit à Castelgeloux en Gascogne.Après avoir quitté fa religion, ilse fit Franciscain , Sc fur evèquede Glandève, fie ensuite de Patmers,où il mourut en 1694 , âgé de 94ans. Son Poème latin Jur t éducationd’un Prince , 1671 , in-4°. lui valutl'épiícopat. Ce fut le duc de Aíon-taufitr qui le demanda pour lui.
BACQUERRE ( Benoit de ), Ona de ce m.decin, dont onnesçaitrien d’ailleurs , un ouvrage estimé,intitulé : Senum Medicus , impriméá Cologne en 1673.
BACQUET , ( Jean ) avocat duroi en la chambre du Trésor á Pa-ris , sçavant dans le droit Françoisfie dans les loix Romaines , est au-teurde plusieurs Traités commentéspar Ferricrc , dont la dernière édi-tion a paru á Lyon e n 1744,2 vol.in-fol. Sa mort, arrivée en 1397 ,fut causée par le chagrin qu’il eutfl’avoir vu rompre en place de Grè-ve son gendre Charpentier , lecteurfie médecin en ['université de Paris,fameux Ligueur.
i. BAD1US ,( Josse ) surnomméAsccnjîus , parce qu’il étoit d’Aschedans le territoire de Bruxelles ,étudia en Flandre fie en Italie &vint ensuite professer le grec àLyon, han Trejchei , imprimeur decette ville , le fit correcteur de sonimprimerie , fie lui donna sa filleen mariage. D’autres tems, d'autresmœurs ! Si Badins eût vécu de nosjours, les modernes Tresckel, pourla plupart, l’auvoient relégué dans