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®t ses conquêtes jusqu ’aux embou-chures du Danube Sc d u Niéper. II•ourna ensuite ses armes du côtesle la Natolie & de la Syrie , d’oùil vouloir chasser le sultan desMammelucs d’Egypte. Mais cetteseconde entreprise n’eut aucun suc-cès, Après avoir enlevé & perduplusieurs places, il fut battu deuxfois , 8c obligé d'accepter la paix.le sultan , toujours agité du désirde conquérir, tomba fur si Albanie ,qu’il pilla 8c ravagea entièrement.Il arma ensuite par mer Lc par terrecontre les Vénitiens , fous pré-texte de secourir Louis S force ducde Milan , & il s’empara , dans laMorée, des villes de Lapante, deCoron , de Modon. Ses progrès ra-pides effrayèrent les Vénitiens , &les forcèrent à demander la paix.Différentes révoltes dans l’inté-tieur de ses états l’occupérent plusensuite que les guerres étrangères,8c la dernière lui fit-perdre l’empire.Les Janissaires, gagnés par son silsSélìm , l’obligérent de lui céder letrône. Ce sils dénaturé, pour s’as-surer encore mieux de la couron-ne , fit - empoisonner son pere en1512, par son médecin qui étoit unJuif. 11 avoir alors 6o ans. La ré-paration des murs de Conffantino-ple, & des édifices superbes, fontdes monumensde fa magnificence.La lecture des livres d 'Averroès ledétourna des affaires, fans lui ins-pirer un caractère plus doux 8cplus humain. Dès te commence-ment de son règne, il fit-atsassiner,ou , selon quelques auteurs , as-sassina lui-meme dans un festin lebacha Acomat son général, á la bra-v oure duqudl il étoit redevable deson trône, parce que son crédit surles Janissaires lui étoit suspect.
BAIER, Voy. BahibrS-Baïek.
BAIER , ( Je.m-Jacques ) cclcbtcmédecin , né à lènc eu i 677, prati-ffua son arc dans différentes villes
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d’Allemagr.e , entre autres , dansNuremberg, Ransbonneôc Altorf.II fut professeur dans cette derniereville, membre de l’academie desCurieux ric la Nature en 1720. 11 endevint président l an 17 50 , & mou-rut à Altorf le 14 Juillet 1735. 11a donne : I. Thésaurus Gemmarurnaffable fculpiarum , colle'dus à J. M.ab Ebtrmayer , Nuremberg i 710 ,in-fol. U. líorti mcdici Acaci. Altérs.Historia, Altorf 1727, in-4». HJ.Quantité de Dissertations ou Thèsessur des plantes particulières, in-4%dep. 1710 juíqu’en 1721.
I. B A ï F , ( Lazare ) abbé deCharroux & de Grenetiére, con-seiller au parlement de Paris , maî-tre-des-requêtes , naquit dans Dterre de Pins ptochede la Flèche,d'une famille noble , 8c mourut en1545. français 1 l’envoya ambassa-deur à Venise sinn 1 330,8c Rem-ploya en diverses autres occasions.On a de lui : De re vestiaria , Sc De renavali , imprimés à Bâle en 1341 ,in-4"; écrits favans, mais fans ordreLc fans choix.
II . BAÍF , ( Jean-Antoine) filsnaturel de l'abbé , de Grenetiére ,né à Venise en t ; 32 pendant l’am-hassade de son pere , fit ses étude*avec Ronsard, Ils s'adonnérenr l'unLc l'aurre à la pocsie Françoise; maisils b défigurèrent tous les deuxpar un mélange barbare de motstirés du grec & du latin. Rais vou-lut introduire dans les vers fran-çois , la cadence Sc la mesure desvers grecs & latins ; mais ses effortsfurent inutiles. Ce rimeur ctoit unfort bon homme , suivant le cardinaldu Pcrron\mais un fort mauvais poète.Sa versification est dure, incorrecteLc rampante. C’eff le premier quiétablit à Paris une espcce d’acndé-inie de musique. On fai foi t chez luides concerts assez bons pour teteins; les rois Charles iX & Henrilll s’y trouvèrent très - souvent.