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Bais mourut eu 1592. II y a detout dans ses Ouvrages , (qui pa-rurent à Paris en t 5 71, 2 vol. in-8". ) du sérieux , du comique , dusacré , du profane : ruais personnen’a eu certainement le courage deles lire en entier , depuis la mortde fauteur.
BAIL, (Louis) docteur de Sor-bonne , Sc louspénitencier de Pa-ris , né à Abbeville , cil auteur deplusieurs ouvrages très - peu elìi-més. l. L ’Examen des Confesseurs ,livre inexact. 11 . Une Biblioth'equedes Prédicateurs en latin , fous cetitre pompeux : Sapientia forts pree-dicans . 1 X 1 . Somma Concìliorum , ena vol. in-fol. qui ne vaut pas mieuxque les précédens.
B A l LE, Pcj^Baïle.
B"A I L E , ( Louis ) prédicateurdu roi Jacques Smart , elì connu par-mi les Procestans d'Angleterre, parun liv. intitulé : Pratique de la piété ,ouvrage sec Sc assez peu lu.
BA 1 LLET,( Adrien ) né le 13Juin 1649 à la Neuville , village duBeauvoisis , d'une famille obscure,fit se s premières études dans uncouvent de Cordeliers voisin de fapatrie. 11 étudia ensuite au collègede la ville de Beauvais, Sc y ré-genta les humanités. Quelque teinsaprès il fut fait prêtre Sc ciré; maisil quitta fa cure , pour se livrertout entier a l'étude. Lamoignoi ,à qui il fut recommandé par 11er-mant , le lit son bibliothécaire. 11mourut chez cemagitìratle 21 Jan-vier en 1706, à sage de 57 ans.Toute sa vie fut remplie par la lec-ture ou par la composition. Sonavidité de tout sçavoir, qui abrégeases jours , ne lui donnoit pas letems de polir son style. La premiè-re expression qui so présentoir à falangue ou á fa plume , ecoit celledont il se servoit ; .Jc l’on s’en ap-percevoit alfez, soi en l’entendanc,soit en le lisant. II n'etoit pas pro-
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pre pour le grand monde, & il lasçavoit ; d’un extérieur négligé ,d'une taille médiocre , d’une figurecommune: cependant des yeux en-foncés , un front large , un air oc-cupé , préycnoieac cn faveur deson cspiit Sc de ta constance au tra-vail. S.m, désirs, sans passions, tou»jours lisant ou écrivant, il n’étoitdistrait que par sos exercices de lapriere ou de la charité. On a delui plusieurs écrits, dont les plusconnus sont : I. Jugemens des Sça-vaas fur les principaux Ouvrages desAuteurs , qui pat u ent en 9 vol. in-11, en 1685 Sc 1686 .11 seroit dif-ficile de lire cet ouvrage de suitesansennu;. Le planétoit assez bon;niais l’exécutiou n'y répondit pasdans beaucoup d'endroits Bailletmanquoit de finesse dans l’.sprit Scdans le style ; il n’éto.t que com-pilateur. 11 ramasse indifféremmenttour ce qu’on a dit pour ou con-tre un auteur ; 8c quand on l’a lu ,on ne fçait gueresa quoi s’en tenir.Un défaut commun a ces fortes delivres, est de ^'appesantir sur lespetits écrivains, Sc de réexaminerpas allez en détail les grands génies.11 y a de très bonnes règles de criti-que dans le 1" volume ; mais fau-teur 11e les soit pas toujour, danslesfuivam.Les 3 premie-s volumesroulent fur les impr.nu.urs , les au-teurs de Dictionnaires, les traduc-teurs françois 8c latins. II publiaensuite 5 vol. sur les poètes. Mé-nage , qu’rl avoir critique assez vi-vement, lui opposa r And-Baillet ,en 2 vol. in-12 , à la Haye. Bailletlui répliqua par les Anti , ou lesSatyres personnelles. Les Auteurs dé-guisés , les En fans devenu t célébrés ,surent publiés a-peu près dans lemémo tems. La Monnaie a rassem-blé tous ces dífferens morceauxdans son édiuon des J-oemens , cn1722, 7 vol. in - 4". 1-.'éditeur arevu , corfigé.fic augmente cet ou-