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On l'accusa d’avoir fait.revivre di-vers points de la doctrine de CaTv ‘n fur la justification, 8c il pré-tendit mettre à couvert ses opinionse n citant souvent S. Augustin. On■es dénonça à l’inquisueur de Lou-vain , qui défendit de les enseigner-,ôc à la Sorbonne , qui les censuraen 1560. Pie V en condamna 76Outres, par sa bulle du 1" Octo-bre 1567. La condamnation futfaite en gros 8c implicitement; c’est-a -dire , qu'on ne détermina pointle sens dans lequel chacune étoitcondamnable. Frere Peretti, géné-ral des Cordeliers , ( depilis papefous le nom de Sixte V, ) s’employa■vivement contre le docteur delouvain, à la prière des Francis-cains ses confrères, que Bains avoirirrités par son mépris pour lesfcholastiques. La bulle eauIa unegrande rumeur dans l'université deLouvain. Le cardinal de Granvelle,qui en suc chargé, la fit-accepter.lìaius lui - même, après quelques•hssicultés, s'y soumit en 156S , dumoins extérieurement. Mais il dit,suivant fustige de tous les docteurscondamnés, que ces 'propositionsrsétoienr point de lui , ou qu ellesa '’oient été dressées frauduleuse-ment. Grégoire XIII soutint en* ï 79 l’ouvrage de Pie P~. Le Jé-suite ToUt, porteur de sa bulle ,fit signer à Bains un écrit par le-quel il reconnoissoit qu’il avoitsoutenu plus" des lxxvi propo-sitions ; 8c qn’elles avoient étécondamnées dans le sens qu’il leurav oit donné. Ses principales er-reurs étoienr: Que [état de l’hommeInnocent est fonctat naturel ; qu U luiúoit dû , 6- que Dieu ne l’a pu créerAnne un autre état: Que ses mérites enc ‘tétatne peuvent être appelles dons deéu grâce; qu’il pouvoit alors mériter lavie éternelle par les forces de la nature :Que depuis la chute d 1 Adam , les œu-vres des hommes faites fans la grâce ,s°nt des péchés : Qu'c n conséquence ,
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touí's us actions des infidèles font despéchés , sV Us vertus des philosophes desvrcej. Que tout ce que fait l: pécheur,est.péché. Que tout crime est de telle nature,qu’il peut fouiller son auteur & toute ftpostérité, comme le péché origintl, 8cc,
Cette doctrine n’est certainementpas fort consolante. Elle trouva ce-pendant de nombreux sectateurs,qui encbérirenc même fur les er-reurs de leur maître. Les disciplesde Bains , 8c ceux du Jésuite Leffusalors professeur à Louvain, se firentune guerre très vive. Le nonce dupape dans les l’ays-Bas crut que.pour apparier ces disputes, il falloirimposer silence aux deux partis.ilproposa cette idée judicieuse i SixteV , qui l’adopt •. Le nonce se trans-porta donc en 15SS á Louvain, &défendit sous peine d’excommuni-cation aux deux partis de noterleurs adversaires d’aucune censure,jnsqu’a ce que le íainr-siége eûtprononcé. Cependant Batus ayantentrepris de nouveau de donnerun sens favorable à ses opinions,8c n'ayant pu réussir, íl ne pensaplusquàierminer ses jours en paix.11 mourut le 16 Septemb, 15 89, à 76ans.On a de lui des Traités de cotro-veríe contre Mam : x, 1 ^ 79 Sc I ;Si,a vol in-í>° Tousse Ouvrages ontété recueillis en 1696,10-4", a Co-logne. Son style est fort au dessusde celui des fcholastiques de sontems : il est simple 8c ferré. On sentque Bains avoit beaucoup étudiéles Peres. On dit même qu’il avoitlu 9 fois 5. August n. II eùt été àsouhaiter qu’en se remplissant de cePere , il eùt mieux interprète cer-tains passages, ou qu’il s’cn fût rap-porté aux interprétations des théo-logiens avoués par .'Eglise. 11 ua-roît qu’il aunoic les opinions sin-gulières ; car dans son Traité fur lepéché originel, il s’essorce de prou-ver que si, entre les hommes, les unsont des passions plus fortes que les
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