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autres, c’estqu’en naissant ils ontparticipe davantage au péché origi-nel. Baïus fonda un collège par sontestament : c’est-là son meilleur ou-vrage. Son neveu (Jacques Baivs),ausli docteur de Louvain, mort en1614, a laissé un Traité de t'Eu-chariftie , imprimé en cette ville ,in-8° ,1605 , & un Catéchisme , in-folio, Cologne 1620. Les opinionsde Michel Baius ne moururent point( avec lui. Corneille Janfen , qui fenommoit à la tête de ses livresCornélius Janscnius , en renouvellaune partie dans (onAuguJLnus.Voy.II. JjXSENlUS.
BAIZE, ( Nocl-Philippe ) prêtrede la Doctr. Chrétienne , naquit àParis en 1672,8c mourut en 1747tlans la maison de S. Charles , dontil étoit bibliothécaire. Les fçavans,8c en particulier l’abbé Bignon,ontbeaucoup loué Tordre 8c Texacti-tude du Catalogue de la bibliothèqueconfiée à ses soins. On a de luiquelques autres petits écrits.
BAKER , Voye\ Backeh.
BAKER, (Thomas) auteur de laClef Géométrique , étoit Anglois. IIir.enoit une vie studieuse 8c retirée,Lc mour. Tan 1690. Outre cet ouvr.on a de lui d’autres livres, (Voy.Eoverik ) qui ont rendu son nomrespectable parmi les physiciens 8cles géomètres les plus éclairés.
BAKERE , KoyqBACHERlus.
BAKHUISEN. (Ludolph ) pein-tre & graveur ,né en 1651 , dans laville d’Embden ,au cercle de West-phalie , mourut en 1709. Un goûtnaturel le guida dans ses premiersessais: fes productions éroientdès-lors recherchées , quoiqu’il n’cùtpas encore appris les élémens deson art. II cultiva fes talens , 8cri'habiles maîtres le dirigèrent dansfes études. Cet excellent artiste con-fultoit beaucoup la nature , 8c larendoir avec précision dans fes ou-vrages. H a représenté des Marines,
BAI,
siir-teut des Tempêtes . Son colorisest suave 8c harmonieux , son des-sin correct , ses compositions plei-nes de feu. On fait un cas infinide sis destins; ils sont d’un effetpiquant, 8c admirables par la pro-preté du lavis. Ce maître a gravé ,à Teau-forte, quelques Vues mariti-mes. Lc roi de Prusse, le grand-ducde Florence, 8c le czar Pierre l ,visitèrent quelquefois son attelier,8c choisirent de fes tableaux pouren orner leurs palais.
BALAAM , prophète de la villede Fi ter fur l’Euphrate , suivit lesambassadeurs de Balac, roi des Moa-biles, qui l’avoit envoyé cher-cher pour maudire le peuple tT Is-raël. Un Ange l’arrêta au milieu duchemin, tenant une épée nue. L’à-neffe fur laquelle il etoit monté,n: voulut plus avancer, 8c fe plai-gnit miraculeusement des coupsdont son maître Tassommoit. Le mi-nistre du Seigneur commanda alorsà Balaam de ne dire que ce queDieu lui meuroit dans la bouche.Le prophète étant arrivé , ne pro-nonça que des bénédictions , aulieu des malédictions que Balac luiavoir demandées. II prédit qu il sor-tirait une étoile de Jacob , & un rejet-ton d’Ifraél , Scc. Le roi , trompédans son attente , renvoyoit lc de-vin fans prélèns, lorsque cet hom-me avare lui conseilla d’cnvoyerles plus belles filles de IVladiandans le camp d’Ifraël. Balac ayantsuivi ce conseil, les Israélites, li-vrés à Timpudicité 8c á Tidolàtrie ,abandonnèrent Dieu , 8c ils en fu-rent abandonnés. Quelque remsaprès.t iWiuiiM fut tué par l’atméedes Hébreux , qui venoit de dé-faire les Madianites. Les commen-tateurs ont beaucoup disputé sorla patrie de ce prophète , & sor laparole accordée à son ânesse. Mai-monide croit que le dialogue deTànefle ne fe passa que dans Ti*