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nor. Leurs deseendans, qui conti-nuent encore aujourd’hui l'art de/imprimerie avec beaucoup de suc-cès & à Limoges & à Paris, onttoujours conserve l’un & l’autre.l,es Bar boa établis à Paris , ornentdepuis 20 ans nos bibliothèques,par les belles éditions qu'ils pu-blient des Auteurs classiques,
BARCÉE . Voye ; Magon.
BARCEBHA , Voi. V. Moïse.
I . BARCLAY , (Guillaume) na-quit à Aberdéen en Ecosse. N’ayantpas pu s’avancer à la cour.il vinten France, & alla étudier à Bour-ges fous Cujas, Le P. Edmond Hay ,Jésuite, le fit-nommer professeuren droit dans s université de Pont-á-Mousson. Le duc de Lorraine luidonna une charge de conseilter-d'é-tat Lt de mairre-des-requêtes; maisayant été desservi auprès de ceprince par les Jésuites , á ce quedit Baylc , il repassa en Angleter-re. Le roi Jacques 1 lui fit des of-fres considérables, à condition qu’ilembraffetoit la religion Anglicane.Barclay aima mieux revenir enFrance l’an 1604. H eut une chairede professeur de droit dans l’uni ver-fité d’Angers, il y mourut l'an-née d’après. Son traité De potejìatePape , à Rome 1610, in-8", traduitcn françois, 16SS,in-12; & celuiDe rtgno & regali potejìate , Paris1600 , in-4 0 , dédié á Henri IV, luifirent un 110m célèbre.
II. BARCLAY , ( Jean) fils deGuijlaumc , & d'une demoiselle dela maison de Mallcvillc , naquit àPont-á-Mousson en 1582. Les Jé-suites, chez lesquels il fit ses étu-des , voulurent l’aggréger á leursociété; mais il préféra de suivreson pere en Angleterre. Un Poèmelatin qu’il publia sur le couronne-ment du roi, Jacques I, le mit enfaveur auprès de ce prince. Guil-laume son pere, craignant que leséjour d’Angleterre n’ébranlât lar«-
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ligion de son fils , le ramena enFrance. Le jeune Barclay l’ayantperdu quelque tems après , repassaà Londres , où Jacques / lui donnades emplois considérables. Il y fit-imprimer la fuite de son Euphor-mion , satyre latine en deux livres,dans laquelle Fauteur déploie l’é-rudition Sc la morale. Les meilleu-res éditions de ce livre sont cel-les, d'El^cvir 1627, in-12, & deLeyde 1674 , in-S° , cum notis Va-riorum, 11 a été traduit en françoispar l’abbé Drouet de Maupertuy ...Barclay publia vers le même temsle traité de son pere De potejìatePapa .Comme cet ouvrage atraquoittous les Auteurs Ultramontains ,Bellarmin y répondit. Barclay luirépliqua dans un écrit intitule Pie-tas, in-4 0 , qui resta fans réponse.Jean Eudemon , Jésuite, en fit unea la vérité ; mais comme elle con-tenoit plus d’injures que de rai-sons , elle ne fit aucune impres-sion. II s’avisa d'accuser Barclayd hérésie, suivant la coutume desmauvais théologiens, qui n’ont riende mieux à opposer à leurs adversfaires. Ce seavant homme n'eut pasbeaucoup de peine à lui prouverqu’il avoir toujours été bon Ca-tholique , dans la cour d’Angle-terre même. Paul FTattira ensuiteà Rome , quoique dans ses écritsil eût plaidé la cause des rois con-tre les papes. 11 y mourut dans /ai-sance en 1621 , la même année queson adversaire Bellarmin, Barclayétoit d’une mélancolie qui le ren-doit un peu singulier ; passant toutle matin dans son cabinet, fansvoir personne, & le soir culti-vant son jardin. On a de lui, outreles ouvrages dont nous venons deparler : I. P ur.zr.cjis ad Se&arios , undes bons ouvrages de controversequ’on ait publiés. II. Argenis ,Leyde1630 ; in-12 ; & cum notis Vario-rum , 1664 6c 1669 t em vol.in-