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11 . Apologie des Quakers , publiéeen 1676, in-4°. traduite en sran-çois, Londres 1702 , in-8'. C’estfans contredit le meilleur ouvtagequ’on ait fait en faveur de cettesecte ; mais le style est embarrassé,& plusieurs phrases font longues& louches. L’Epitre dédicatoìre àCharles II contient, non des com-plimens mercenaires 8c de baffesadulations, mais des vérités har-dies 8c des conseils justes. » Tu» as goûté, f dit-il à Charles à la finde cette Epître,)» de la douceur 8c-> de l'amertume , de la profpcri-» té 8c les plus grands malheurs.« Tu as été chassé du pays où tu
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»> règnes, tu as senti le poids ét» l’oppresiïon, & ru dois sçavoir» combien Toppresseur est détes-,, table devant Dieu ît devant les» hommes. Que si, après tant d'é-,, preuves Lc de bénédictions, ton» cœur s’endurcifíoit, & oublioit»» le Dieu qui s’est souvenu de toi,, dans tes disgrâces , ton crime» en seroit plus grand & ta con-damnation plus terrible, Au lieu" donc d *écouter les flatteurs de>» ta cour, écoute la voix de ta>♦ conscience , qui ne te flattera ja-», mais. Je fuis ton fidèle ami 6c>» sujet.... », III, Epistola ad LegatosNoviçmagi congrejsos , 1678 , in-4 0 .
,» corps & du sang de J. C. est intérieure ôc spirituelle , ce qui est la parte—„ cipation de la chair & du sang de J. C., par laquelle Thomme intérieur>» se nourrit chaque jour dans les cœurs de ceux en qiìi J. C. habite. La„ fraction du pain par J. C. avec ses disciples, qui en étoit la figure, l'u-,» sage de s'abstenir des choses étouffées & du sang, 6c de se laveries pieds,» les 11ns tes autres, 6c d’oindre les malades d'huile , ne font pas comman»„ dés avec moins d’autorité & de solemnité que les premières ; mais puis»„ qu'elles n'ontétéque des ombres de meilleures choses , elles cessent pour„ ceux qui en ont obtenu la réalité.... Puisque Dieu s'est approprié la do--» mination ôc le pouvoir de la conscience, comme celui-là seul qui la peut,» bien instruire 6í gouverner; il n'est pas permis à personne, quelle que soit>» son autorité dans le gouvernement de ce monde » de forcer les cons-„ ciences des autres : c’est pourquoi tous les meurtres, les banmssemens ,,» les proscriptions, les emprisonnemens , 6c toutes les autres choses de,, cette nature, dont les hommes font affligés, par le seul exercice de leurs„ consciences, on par leur différente opinion dans le culte, procèdent del'efprit de Caïn le meurtrier , ÔC sont contraires à la vérité. On ne peut„ infliger aucune peine, pourvu que personne ne nuise à son prochain, ni,» en sa vie , ni en ses biens, fous prétexte de conscience ; auquel cas il y a>♦ une loi pour le détaillant , 6c la justice doit être rendue à chacun , fans,» acception de personne, puilque toute religion tend principalement à re->» tirer l'homme de l'efprit 6c de la vaine conversation de ce siécle. »,
II faut que ceux qui craignent Dieu , laissent aux profanes ces vaines habi-tudes de tirer le chapeau à un homme , de í’e découvrir la tête , de plier lejarret 6c toutes les autres inflexions du corps , vaincs ôc superstitieuses..D’après ce principe » Barclay comlud qu'il n'est pas permis à un Chrétien .•i°.De donner aux hommes des titres respectueux, comme ,votre Sainteté,votre Majesté, votre Eminence , votre Excellence , votre Grandeur, votre Sei-gneurie , &c.,* ni de se servir de ces discours flatteurs, appelles communé-ment complimcns. 2®. De se mettre, (comme nous venons de dire ) à ge-noux , ou de se prosterner devant aucuns hommes, ou de courber son corps,ou même de découvrir fa tête devant eux. 3 0 . D'user de superfluité dansses vètemens, comme de gance au chapeau 6c de boutons aux manches.4°. De fe servir de jeux, de pusse^tems, de divertissemens ou de comédies,fous prétexte d'amusemens nécessaires. 5 0 . De jurer, non - seulement dansleurs discours ordinaires, mais même en jugement devant le magistrat. 6°. Derésister au mal » ou de faire la guerre, ou de combattre daus aucun cas...