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Tome Ier.
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BaRTKE , Voyei Thermes.

BARTHE, ( Nicolas - Thomas )tle l’académie de Marseille sa pa-trie, naquit dans cette ville en 1733d’un négociant, 8c mourut à Parisle 17 Juin J 785. Livré aux plai-sirs de la société , 8c jouissant d unefortune considérable pour un hom.me-de-lettres , il abrégea fa car-rière en négligeant une incom-modité qui demande le régime leplus rigoureux. Au sortir d'un sou-per d'amis, il fut attaqué d'une co-lique violente 8c d’un vomisse-ment , qui, par les efforts qu'il oc-casionna,causa unétranglement dansune hernie dont ilétoit affligé. Lessecours de l’art surent inutiles : ilfallut recourir à une opération dou-loureuse qu’il supporta avec cou-rage ; mais il expira douze heuresaprès. 11 avoir fait ses études àJuilli fous les Peres de l’Oratoire,8c y avoir donné des preuves d’u-ne conception vive 8c d une mé-moire heureuse. Au sortir du col-lège , 11 remporta un prix à l'a-cadémie de Marseille. Son pereledestinoit au barreau ; mais la na-ture l’ayant destiné à la poésie ,il vint à Paris où il se consacraau théâtre. En 1 764 il débuta parla petite picce de VAmateur, d'uneversifieation agréable 8c spirituelle.Ce coup d’essai fut suivi en 176Sdes Fausses infidélités , où l’on re-marque un dialogue facile , ingé-nieux 8c gai,8c quelques scènes d’unbon comique. Sa Mere jalouse, jouéeen 1771, eut moins de succès ,parce qu'il y a moins de naturel ;8c plutôt peut-être parce que le pre-mier rôle , dont le Ipectateur s’at-rendoit à voir éclater l'humeur ja-louse , n’offre qu’un personnage quitenant sa pafflon tout-à-fait con-centrée, est froid 8c sans effet. En-fin son Homme personnel , comédiereprésentée en 1778, écrite avecélégance 8c pureté, ne plut que mé-

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diocrement, malgré quelques dé*rails pleins de légèreté 8c de fi-nesse , parce que les principauxcaractères ne font pas peints avecassez de force , Sc que la piéce estun peu froide. Pour le consoler deses disgrâces théâtrales, M. Bartheentreprit la traduction de l’Art d'ai-mer d'Ovide , son auteur favori. Ondit que cette version qui peut nui-re aux moeurs, n’en doit pas moinsparoître avec le recueil de ses poé-sies fugitives : genre dans lequel ilavoir du talent. Une gaîté noble,une philosophie pleine d’agrémens ,caractérisent ses épîtres, où l’ontrouve de la corrections des traitsd’esprit. Maison a eu tort de croi-re que ; dans ce genre , il pouvoirêtre le successeur de Voltaire ; ilest fort loin des grâces piquantes8c de la facile élégance de ce poète ;8c dans ses petites pièces on sentquelquefois le travail de la lime.M. Barthe joignoit à un caractèreimpétueux un cœur sensible , 8cune humeur enjouée. Son espritabondoit en bonnes plaisanteries 6cen réparties vives. On lui a re-proché d’ètre jaloux de la gloirelittéraire 8c d’aimer l’argent ; maisil n’écrivit contre aucun de sesrivaux, Sc il fut généreux dans l’oc-casion. Aussi eut-il de vrais amis :de ce nombre fut M. Thomas , doncl’estime étoit un témoignage ho-norable.il s’étoit marié dans la capi-tale dont il aimoit le séjour ; mais ilfut contraint de rompre ses chaînes( dit le Journal de Paris ), 8c il en par-loir d’un ton trop vif, pour qu’onn’entrevît pas le regret d’avoir re-couvré fa liberté.

I. BARTHELEMI,(Saint) un desdouze Apôtres, annonça l’Evangiledans les Indes , dans l'Ethiopie ,dans la Lycaonie , suivant la pluscommune opinion. On dit qu’il futécorché vif en Arménie; mais cettetradition est plus pieuse qu'assurée.