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fiarth s*ctant trouvé séparé de l’ar-wée , rencontra proche de Foro sixnavires Hollandois , tous riche-ment chargés : il les sit-échouer &brûler. Le hérosjnarin , actif, in-fatigable, partit quelq" mois après ,avec 6 vaisseaux de guerre, pouramener en France, du port de Vel-ker , une flotte chargée de bled, IIla conduisit heureusement à Dun-kerque , quoique les Anglois &les Hollandois eussent envoyé degrosses frégates pour l’empêcher,Au commencement de l’été 1694, ilfe mir en mer avec les mêmesvaisseaux , pour retourner à Vel-lter, chercher une flotte chargéede bled. Certe flotte éroit déjà par-ité, au nombre déplus de cent voi-les , fous 1 escorte de trois vais-seaux Danois & Suédois. File futrencontrée entre le Texel & le Fly,Parle contre-amiral de Frise. Hidde,<îui commandoir une escadre com-posée de 8 vaisseaux de guerre ,S’étoit déja emparé de la flotte,l^ais le lendemain Barth le ren-contra à la hauteur du Texel, &,quoiqu’inférieur en nombre & enArtillerie , il lui enleva sa conquè-*e, prit le contre-amiral & z autresVaisseaux. Cette grande action luiValut des lettres de noblesse. Deuxans après, en 1696 , han Barthcausa encore une perte considéra-ble aux Hollandois , en se ren-dant maître d’une partie de leurllotte, qu’il rencontra à six lieuesde Fly, s on escadre étoit compo-se® de 8 vaisseaux de guerre & de5l u elques armateurs ; & la flottef*°IIandoisede 200 vaisseaux mar.chands, escortés de quelques fré-gates. Barth l’attaqua avec vigueur,êt aborda lui-même le comman-dant -, prit 30 vaisseaux marchands,^ 4 du convoi , fans avoir souf-ert que très-peu de perte. II nenéanmoins profiter de fa con-*ì u ete. Ayant rencontré presqu'aus-
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íi-tôt 12 vaisseaux de guerre Hol-landois , convoyant une flotte quialloit au Nord , il fut contraint demettre le teu à fa prise , pour l’em-pêcher de retomber entre les mainsdes pnnemis. 11 ne se sauva lui-mème qu’à force de voiles , de lapoursuite de quelques autres vais-seaux. Ce célèbre marin mourutà Dunkerque le 27 Avril 1702,d une pleurésie, à 31 ans, avec unegrande réputation. Sans protecteurs& fans autre appui que lui mê.me , il devint chef-d'eícadre , aprèsavoir passé par tous les degrés dela marine. 11 étoit de haute taille,robuste, bien fait, quoique d’unefigure grossière. II ne savoir ni lire,ni écrire, ayant seulement appris àmettre son nom. 11 parloir peu &mal, ignorant les bienséances, s’ex-primant St fe conduisant par touten matelot. Lorsque le chevalierde Forbin l’amena à la cour en1691, les plaisans de Versailles sediloient: Allons voir le chevalier dtForbin qui mine l'Ours. 11 se pré-senta , dit-on , avec une culottede drap d’or , doublée de drap d'ar-genc -, & Ladvocat remarque no-blement quelle lui écorcnoit lederrière. Louis XIV l'ayant fait—appeller, lui dîr : Jean Barth, je viensde vous nommerchcf-tlescadre.—Vousave{ bien fau, SsRE , répondit lemarin. Cette réponse ayant excitéun éclat de rire parmi les courti-sans. Louis XIV ne la prit pas demême. Vous vous tromp 3, AI fleurs,leur dît-il, fur lt sens de la réponsede Jean Barth ; c'est celle d'un hom •me quistntce qu'il vaut , iS- qui comptem'en donner de nouvelles preuves. Aureste le nouveau chef-J’escadre n’é-toit guéres bon que fur son n 'vire ;encore étoit-il plus propre pourune action hardie, que capable d’unprojet un peu étendu. 11 a paruen 1780 une Vie in-12 de ce célè-bre marin,
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