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toute l’église d’Occident.Lcs Grecsmeme qui célèbrent peu de SaintsLatins, rinstituctent chez eux , de-puis que le pape Zacharie tut tra-duit en leur langue les Dialoguesde S. Grégoire le Grand. Les Lom-bards ayant détruit le monastèredu Mon.-Caffm vers l’an 5S0 , lesreligieux prirent la fuite ,8c lais-sèrent le corps de leur Saint fon-dateur fous fes ruines.On prétend,que ce trésor fut trouvé avec lecorps de fa sœur Stc Scholastìque ,pat Aiguise , moine de kleun-lur-Loire , qui le transporta en Francevers l’an 660. ÌAutnmol , aube deFleuri, permit qu’on emportât auMans les reliques de la toeur -, maisil letint celles du freie dans sonab. aye , appellée pour cette raisonS‘*muk.j ur .i oirc ‘ t Le jour de cettetranslation , l e 11 de luillec , àdevenu une seconde fête du Saint«n France , p l us célèbre encoreque la première. Les Italiens inté-resses à conteste,, la vérité de ladécouverte f a „e par Aiguise, ontimagine une autre invention descorps d * St Benoit. StáeSteScho-lastif.it. Us supposent que leursreliques furent trouvées l’an 1066dans le lieu de leur première sépul-ture , fous l’adminiílration de Di-dier abbe du Mont. Caffin . Maissupposer n’est pas ptouver . Quoiqu’il en soit, s, Benoît laissa unesuccession encore plus p rL cieuseque celle de son corps, l'exemplude (es vertus. Bien différent de laplupart des Législateurs, il fit &puis il otdonna.il difoit à fes dis-ciples : Céàt\fanspeine & ne contts-te\ avec ptrsonne-, mais en mème-tems il abandonna lui - même unmonastère deja bâti 8c pourvu detout, à un prêtre qui le traver-soit, quoiqu il fù t ni(è , comme onl’a fart peut-etre trop souvent de-puis, de le réduire pat les armes dela justice. « Voulea-vous, difoit 5i
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Grégoire , « un abrégé tic la règle,, de 5 . Benoît ? coníìdérez fa vie j„ & vouiez-vous un précis de la„ vie de 5 . Benoit ? considérez fa„ règle. L'une est l’expreslìon de„ l’autre. » Cette règle adoptée parla plus grande partie fies Cénobitesd’Occídent, est , (suivant l’expres-fion du même S. Grégoire ) discre-tione prietiptia , sermone luculcnta . t ,
« S. Benoît, dit M. Lingttet, nepré-„ tendoit pas, comme S. P atome ,
>» l’avoir reçue de la main d’un Ange,
» mais il faut avouer qu’elle émit plus» douce , plus humaine , 8í s’il est» permis de le dire, plus raisonnable» qu’aucune de celles qui l’avoienCprécédée dans les autres parties du>» monde. Elle réordonnait rien qui» surpassât les forces de l’homme.Elle» n’exigeoit ni macérations extraordi-» naires, ni efforts surnaturels. Elle» renfermoit les principes de condtii-» te les plus propres à contenir en paix» une multitude d’hommes rassemblés.Elle tendoit fur tout à les détour-ner d’une contemplation oisive ,qui avoit produit beaucoup demaux dans les monastères de l'O-rient. Le travail des mains , ordon-né par le sage Législateur, fut, à-ia-fois , la source de la tranquilité despremiers moines & de l’opulencedeleurs successeurs. L’ordre de S. Be-noit devint, presque dès son ori-gine , un des plus étendus, des plusillustres, des plus riches. II fin long-tems , dit,un écrivain célèbre , unasyle ouvert à tous ceux qui vou»loient fuir les oppressions du gou-vernement Gotìi & Vandale. Lepeu de connoissances qui resteientchez les Barbares , fut perpétuédans les cloîtres. Les Bénédictinstranscrivirent beaucoup d’auteurssacrés 61 profanes. Nous leur de-vons en partie les plus précieuxrestes de ['antiquité, ainsi que beau-coup d’ínvemions modernes. Ona souvent reproché à cet ordre cé-lèbre fes grandes richesses ; maisnous avons deja fitit-sentir que c’est