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en défrichant avec beaucoup depeine des forêts incultes & des ter-res ingrates ,qu’ils fe les sont pro-curées. Telle ville qui est aujour-d’hui florissante , n'étoit autrefoisqu’un rocher nud, ou un terreinen friche , devenus fertiles fousdes mains saintes & laborieuses.Une justice qu’on ne peut sein pê-che r de rendre aux Bénédictins ,c’est que, dans les fureurs de la Li-gue , ils ne portèrent pas les armescontre leur rouverain, comme tantd’autres religieux. Cet avantagevaut bien , aux yeux de la raison& de la religion, celui d’avoir pro-duit 40 papes, 2.00 cardinaux, jopatriarches , 1 ôoo archevêques ,4600 évêques-, 4 empereurs ; 11imptrauices, 4a reines ; St 3600Saints canonises. Ce détail, puisédans la Chron'que de Tordre de S.Benoit , ne peut partir que d’un zèleoutré St mal-adroit : e’est ne fçavo rpas louer , que d’avoir recours àí’exagcration. Dom Bastide , Béné-dictin de S. Maur, plus pieux qu’é-clairé, fìlché de ce que le íçavant &sage Mabillon , son confrère , avoirretranché quelques Saints dans legrand recueil des Actes des Saintsde Tordre de S. Benoit , présentacontre lui une requête au chapitregénéral de 1677. Ceux qui compo-staient alors cette assemblée, pen-sant avec ra : son queces fausses at-tributions de Saints font plus detort à un corps qu’elles ne lui ac-quièrent de gloire, n’eurent aucunégard à la plainte de D. Bastide ,plus digne de vivre avec les légen-daires du X' siécle, qu’avec Mabil-lon, Martenne.ibCC, [V uy.CAJETAN.)Les réformes qu’a éprouvées endiffèrent tems Tordre d cS.BtnoitTont partagé en plusieurs branches.S. Bern^n , abbé de Cluni , formacette congrégation Tan 910. Cellede Ste Justinc de Padoue ou duMont-CaíÉn , fut établie en 1408 ,
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& fe rcnouvella cn 1504. La con-grégation d: S. Maur a commencécn 1611 par les foins de Dom 7 Ji.»dicr de la Cour , & s’est soutenue ,malgré quelques divisions passagè-res, avec beaucoupd’honneur. dansla littérature & dans l’cglife. La ré-forme de S. Vannes & de 5 . Hi-dulphe, établie en Lorraine par leréformateur de celle de S, Maur , aproduit austi des fçavans dont lesnoms ne périront point dans la ré-publique des lettres , tels que D,Cal,net , D. Cellier , Sic... L'ordrede S. Benoit a été encore la tigede plusieurs autres. Les plus consi-dérables sont : Ceux des Camaldu-les , de Vallombreufe , des Char-treux, de Citeaux, de Gramont ,des Célestins , dont les deux der-niers ont été éteints depuis quel-ques années. C’est aux Bénédictinsque convient proprement le nomde Moines , Monachi , Sc les pluséclairés d’entr'eux, tels que Mar-tennt , Mabillon , Ruinart , s’en fontfait honneur à la tête de leurs ou-vrages. Dins le droit-canon on lesappelle Moines-Noirs à cause de lacouleur de leur habit, par opposi-tion à celle des Moines-Blancs, Ilsn'étoient connus autrefois en An-gleterre que sous ce nom, 8c leurnombre y étoit très* considérable ,avant les révolutions produitesdansTéglife Anglicane paf le divorce deHenti VIII... Voyc\ fur S. Benoit ,fa Vie par D. Mège , 1690, in-4° j& le Commentaire fur fa Règle , parDom Calmet , Paris , 1734 , 2 vol.in-4". Ceux qui craindroient leslongs détails des Annales Bénédic-tines de Dom Mabillon , ont l’A-bregé de VHistoire de l'ordre de S,Benoit, par Bulteau , Paris 16S4 , 2vol. in-4*. On trouve dans le tomeX' de la Méthode pour étudier l’His-toire , de l’abbé Lenglet , un amplecatalogue des livres nécessairespour connoitre T histoire dppatri^r-