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pote de Moldavie Sc de Valachie,lui concilia la bienveillance de ceprince. II quitta Leipsick pour serendre à sa cour ; mais ayant trouvélé despote mort , il p al I a en "s'quie, où il vécut Sc mourut misé-rablement , après avoir abjuré l areligion Chrétienne. C etoit unhomme très-verse dans les languesgrecque & latine ; mais d un carac-tère dur, peu sociable & inquiet.Ce sçavant fournit plusieurs articlesaux Journaux Je Leipfick ; mais il estprincipalement connu par des Ver-sions d'Auteurs y 8t par des Commen-taires, dont les uns ont été publiésfous son nom, & les autres fontanonymes. Nous ne possédons quefes Notes fur Aristophane , inféréesdans Y Arstophanis Comxdice undecim ,grxce &• latine , in-4 0 , à Leyde ,1760. Cette édition fait beaucoupd’honneur à M. Burmann qui l’a pu-bliée , §c elle lui en auroit fait da-vantage, s’il avoir retranché beau-coup de notes inutiles.
BERGMAN, Voy. Scheele.BERïGARD, (Claude) né àMoulins en 1578 , enseigna la phi-losophie avec réputation à Pise Scà Padoue , où il mourut d une her-nie umbilicale en 1663 , à 8; ans.On a de lui : 1 , Circu 'us Pifanus ,imprimé en 1641 à Florence , in-4°. Ce livre traite de l’ancienne phi-losophie , 8c de celle d 'Aristote. ILpubitationes iaDialogum Galilxipi0Terra immobiliian _ t d3 2 , in-4 0 >ouvrage qui l’a fait-accuser dePyr-rhonisme Sc de Matérialisme avecassez de fondement. On lui a re-proche de ne point reconnoîtred’autre moteur du monde , que lamatière première. Le vrai nom dece philosophe est Cl, Guillermct de
Bcauregard.
BERILLE, Vsy. Beryeie,
' BERING. (Vitus) professeur enpocsie à Copenhague, & historio-
B E R
graphe du roi de Lianemarck, ver*le milieu du dernier siécle, a laisséun grand nombre de Poésies Latines,dans tous les genres.Ceux qui lisentd’autres poètes Latins que ceux del'antiquité, estiment fes Lyriques.On 3 recueilli plusieurs de fes Piè-ces dans le tome 2' des Déliées desPoètes Danois.
8 ERKLE 1 , (George) né en Ir-lande en 1684, fut doyen de Der-ry , Sc ensuite évêque de Cloyneen_1733.Il mourut versl’an 1733,âgé de 69 ans. II commença à êtreconnu en France par le livre inti-tule : Alciphron , ou Le petit Philo-sophe en vu dialogues , contenantune Apologie de la Religion Chré-tienne , contre ceux qu’on nomme Es-prits-forts. Cet écrit parut en fran-çois l’an 1734, à Paris, 2 vol. in-12. On y trouve, comme dans tousles autres ouvrages de Fauteur ,des opinions singulières. Les ob-jections contre les vérités fonda-mentales de la religion, y font pous-sées avec une force capable de faireillusion ; & l’on a besoin de médi-ter les réponses pour en sentir lasolidité. La Théorie de la vision , quitermine Fouvrage est fort-estimée.'Ses Dialogues entre Hylas S- Philo-naiis, traduits en françois par f’ab-hs du Gua , 1731, in-12 , firent dúbruit. II y soutient qu il n’y a quedes esprits, & point de corps, 11avoir adopté le système du P. Ma-lebranche touchant l’existence descorps, 8c savoir pouffé beaucoupplus loin. On a encore de lui unTra : té fur l’eau de Goudron, qu’onlit avec plaisir malgré la sécheressedu sujet, & qui vaut mieux quetoutes fes spcculationsmétaphysi-ques. 11 faut avouer cependant qu’ilattribua à cette eau un peu trop devertus, lioullier & Cantvrel en ontdonné de bannes traduct. françoi-ses, in-12. Le style de Berklei estméthodique , élégant Sc clair.