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Tome II.
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teste que d’esprir. Le P. MaliUottprouve que la plupart de ses Ser-mons ont été prononcés en latin ,comme le style le fait connoître ;mais il avoue qu'il les a quelque-fois prêchés en langue romance ouvulgaire , en faveur des Freresconversôc des autres perlonnes quin’entendoient pas le latin. Nousavons sa Vie par 1 ‘ Maure , Paris1649, >n-8',K par Viltefore, 1704,in - 4° : celle-ci est la meilleure.Quant aux Saints que Liteaux && ses dépendances ont produits ,ils étoient en si grand nombre dansles teins héroïques de l'ordre ,qu’un chapitre tenu au xiv siécle ,ordonna qu’on n en feroit plus ca-noniler : ne multitudine SanHi viles*terent (Lettre del'abbé d’Olivei auprésident Bouhier, pag. 144. ) Pré-caution sage, parce qu’à force demultiplier les honneurs fur de pe-tits personnages , ceux qui en sontvraiment dignes y perdent.

IV. BERNARD de Thuringf,pieux écervele , qui annonça vers lastn du X e siécle que la fin du mondeétoìt prochaine.il portoit un habitd’hcrmite , & menoit une vie aus-tère. II jetta l’alarme dans tous lesesprits ; & une éclipse de soleilétant arrivée dans ce tems - là ,beaucoup de monde alla se cacherdans des creux de rocher , dans desantres 8c des cavernes. Le retourde la lumière ne calma pas les es-prits. II fallut que Gerberge, fem-me de Louis d 'Outremer t engageâtles théologiens a éclaircir cette ma-tière. La plupart furent assez sen-sés , pour prouver que le tems del’Antechrist étoit encore bien éloi-gné. Le monde subsista , 8c les rê-veries de l’hermite Bernard se dis-sipèrent. Quelq. ignorant n’ont pasrougi de prêter les songes de cet en-thousiaste à S. Bernard abbé de Lit.

V. BERNARD de Brvxeli.es,cormu par ses Chasses , où il peignit

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d’après naturel’empereur CharlcsQ.son protecteur , & les principauxseigneurs de fa cour. On a encorede lui, à Anvers, un tableau du Ju-gement dernier , dont il dora lechamp avant d’y mettre les cou-leurs, atin que l’eclat de l’or renditl’embràsement du ciel plus au na-turel. On ne fait ni le tems de fanaissance, ni celui de fa morç. 11tìorissoit vers le milieu du xvi'siécle.

VI. BERNARD,(Dom) de Mont-gaillard, V,y Mortgaillard.

Vil. BERNARD , ( Claude ) ap-p Hé commu ément U pauvre Prêtreou le Pere Bernard , naquit à D lion»d’une famille noble en 15 çS. Pierrele Camus ,évêq. de Bellai, voulut lutpersuader d’entrer dans l’état ecclé-siastique. Bernard lui répondit :Jefuis un cadet qui n ai rien ; il n’y apresque point de bénéfices en cette pro-vince,qui foien n la nomination du railpa vre pour pauvre , j'a ! me m. eux êtrepauvre gentilhomme , que pauvre prêt e .II ne laissa pourtant pas de suivrele conseil de l’cvêque de Bellai. IIvécut quelque tems en ecclésiasti-que mondain ; mais Dieu 1 ayanttouché , il renonça au monde, ré-signa le seul bénesice qu’il eût, &se consacra à la pauvreté & au ser-vice des pauvres. 11 se dépouillapour eux d’un héritage de près de400 mille livres. Le cardinal de Ré*chelieu l’ayant nommé á une abbayedu diocèse de boissons , il ne vou-lut paS 1 accepter, Quelle apparence,écrivit-il a ce cardinal, que j’óte lepain de la bouche des pauvres de Soif*sons , pour le donner li ceux de Paris ?11 se borna n demander au ministre,de faire raccommoder les planchesde la charette fur laquelle il accom-pagnent les patiens à la potence.11 mourut au retour d'une de cesexécutions, le 13 Mars 1641 , à54 ans. Ce saint prêtre avoit l’es-prit vif, l’imagination forte, l’hu*