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Tome II.
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Etats dti Duc de Savoie, la Haye1700, 1 vol. in-fol. &c. Tout ccqu'a fait Bernard e!ì mal écrit, &on ne comprend pas comment untel écrivain osa se faire le conti-nuateur de Ba-,le.

XI. BERNARD. (Edouard) pro-

sefu'ur d’aíUcMomie a Oxford en1673 , croh un homme profonddans les tnath^mari^^es, la cìiro-nologie & la littérature antienne,II publia quelques otages furles sciences q.-.’il cníèigno - & fur]a critique : 1 De menj'uris & p. ri-der tous , ■■ Oxrorn , lsiSK,m-S, II.Littera. ura a c-r acltri Samaritan, d--ducíu, 111 D... Níscí Jo.tphe, in-férées dans l’edit. d’Oxíurd 1700,in-fol. IV. Quelques Uvres d'Astro-nomie , q .1 fui.t .iumés. U mouruten 1697, 59 ans, âpres six ans de

mariage. Smah a écrit fa Vie , 3 lafin dé laquelle, on voit le cataloguede tous ses ouvrages.'

XII. BERNARD, (Samuel ) mort3 Paris fa patrie en 2687, âgé de71 ans , professeur de l’académieroyale de peinture à Paris, s’est dis-tingue principalement par ses ou-vrages en miniature, & dans la ma-niéré que les Italiens nomment à

On a de son pinceau grandnombre de Tableaux d'hijioìre & depaysage , qu’il copioit avec goût &exactitude d après ceux des grandsmaîtres. 11 a grave YHifioire d'Attila,peinte au \ atican par Raphaël, Siquelques autres pièces, q U i ne luifont pas moins d’hooneur queíespeintures. Cec artiste fut pere deSnmtu! Bernard , comte de Cou-bert, qu on pourroit appeller le Lu-cullus de fat! Jtie!e à cause de sesimmenses richefles : il brilla dans lesfinances fous lattis XIV, & mou-rut a 88 ain en 1739- C’étoit leplus riche banouier de l’Europe,& celui qui faifoit le commerced’argent le plu> fur & le pluséten-du.júí comrôlçurs-généraux, qui

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avoienr bien plus souvent besoidde lui qu’il n’avoit besoin d’eux ,le traitèrent avec distinction. II futmème une circonstance pressante,dans ’le tems de la guerre de lasuccession, où Bernard refusant d’ou-vrir son coffre-fort, Louis XIV luiprodigua à la vue de toute la courles choses les plus flatteuses. Ber-nard , qui avoit un peu de vanité ,accorda à Defmarcts , contrôleurgénéral, non-feulement ce qu’illui avoir refusé , mais plus qu’iln’avoit demandé. Apres avoir se-couru l’Etat, il fur utile à diversparticuliers. A fa mort il laifla dixmillions d’argent prêté , dont cinqne portoient aucun intérêt. Lesmilitaires pauvres ou embarrassésavoient fur-tout recours à lut, Scrarement les renvoya-t-il fans lesobliger. II montra même dans cer-taines occasions autant de fermetéque de noblesse d’ame. Chauvclinayant été disgracié , on voulut in-terroger Samuel Bernard sur cer-tains fonds passés chez l’étranger ;mais il ne voulut point répondre,de peur d’ajouter à l’infortune d’unhomme malheureux. Je ne fçaispas pourquoi on s’obstine de l'ap-peler/»,/; il ne le fut ni pat la nais-sance , ni par les sentiment.

XIII. BERNARD, (Jean baptiste)chanoine - régulier de Ste Gene-viève, né á Paris en 1710, morten 1772, étoit orateur & poète.On a de lui quelques Oraisons funè-bres & d’autres Difcoms, dont lestyle a plus de douceur que deforce. L'auteur étoit un hommetrès-eflimable, non-feulement parses talens, mais par des vertus so-lides & un caractère aimable.

XIV. BERNARD, ( Pierre-Jo-íeph ) secrétaire-général des Dra-gons , & bibliothécaire du cabinetde Sa Majesté au château de Choisi-le-Roi, naquit en 1710 d’un scul-teur à Grenoble çn Dauphine, En-