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'£e 1000 écus, & une de 500 pourson fils... Ses destins ne furent pasexécutés.On préféra ceux de ClaudeTerault , û injustement & si vaine-ment ridiculisé parDe/préíïiix.(Nousavions avancé dans les éditions pré-cédentes, que Bernin voyant les ou-vrages de cet habile architecte , eutla modestie de dire : Que quand onslvo itHe tels hommes che ^ foi y il n y enf a lloitpas aller chercher a'ûUurs, Maisringénìeux auteur des Effais hjfti>ri~quts fur Paris y ne convient point decette anecdote. Selon lui , 1 e cavalierBernin , plus rempli d’amour- propre<111*110 autre, loin d’admirerles destinsde Perrault , marqua le plus ^rand em-pressement pour faire - execu&er lessiens par préférence. H ajoute, qu'onlui promit 3000 louis par an s'fi vou-loir rester ; ce qu'il refusa, aimantmieux aller mourir dans fa patrie : quela veille deson départon lui porta cettesomme, avec un brevet de iaooo 1. depension,Sc qu’il reçut le tout assez froi-dement. ) Quoi qu'il en soit, le Roi"voulut avoir son portrait de la mainde ce célèbre artiste, & lui en fitprésent d’un enrichi de diansans. LeBernin se montra à Versailles cour-tisan délicat, autant que grand pein-tre. Comme il destinait un jour leportrait de Louis XIV , il éleva surla tete de ce prince une boucle decheveux en lui disant : Votre Ma-jejU peut montrer son front à tout Vu -nivers» U fit encore un complimentfort spirituel à la reine , qui louaitbeaucoup le portrait du monarque,qu'il venoit d’exécuter : V o tre Ma-jesté , lui dît - il , loue le portrait ,parec qu’Elle en chérit f original,,.Quelques dames lui demandèrentquelles étoient les plus belles fem-mes , 01 desErançoiíes, ou des Ita-liennes ? Toutes font belles , répon-dit il : V n yd'autre dif trente,f non
que le sang coule fous la peau des Ita-liennes, 6 1 9 ,,£ l’on apperçoic le laitfous celle des femmes Françoifcs . 11mourut à Rome le 3.9 Novembre1680, à 8z a stS * Ses mœurs étoient
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austères, & son caractère brusque& impétueux. II sçavoit pourtantprendre un ton doux avec les grands.& avec les dames. Rome compteparmi ses chef - d’œuvres , les ou-vrages de ce grand-maìtre. Les prin-cipaux font : la Fontaine de la placeNavonne; YExtase ie Ste Thérèse ,ouvrage supérieur pour I expres-sion ; la Statue équestre de Constan-tin ; le Maître-Autel, le Tabernacle ,la Chaire de S. Pierre, & la Colon-nade qui environne la place de cetteéglise. Le Bernin n’avoit que 14ans, lorsqu'íl se trouva dans Péglisede S. Pierre , au moment qu Anni-bal Carache examinoit avec plusieurspeintres l'endroit où devoir êtreplacé le maître-aute!. Croye\-moi,dît Carache à un de ses camarades,il pourra venir quelque jour un géniesupérieur , qui élèvera fous la coupole& dans le fond de Véglise , deux mo-numens proportionnés à la grandeur dece temple superbe. A ces mots lejeune Bernin s’écria : Plût à Dieu.que ce fût moi ! & son souhait sùtexaucé. Versailles admirera tou-jours le Buste de Louis XIV, où lecaractère de ce grand prince estzusti bien marqué que les traits deson visage; & Ja Statue équestre deMarcus Curtius , qui mérite d’êtrecomparée aux plus beaux ouvra-ges de l’antiquiré, &c. Cette bellestatue devoit représëter Louis XIV-,mais comme elle ctoit peu ressem-blante , on lui donna le nom deMarcus Curtius. C'étoit un monu-ment que la reconnoissance de Ber-nin destinoit à ce prince : il y tra-vailla pendant 15 ans.
BERNOLDE, rey.BcRTiiotDE.
BERNON , noble Bourguignon ,fut le premier abbé de Cluny , &le réformateur de plusieurs autresmonastères. 11 prit Thalút religieuxdans l’abbaye de la Baume , dontil devint prieur. S. Hugues , moinede S, Martin d'Auttm,, niaise n alors