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Tome II.
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que nous avons de plus exact furl'état du Mogol, de l'Indoustan 6cdu royaume de Cachemire. Dans ledernier siecle, l'cs voyages le firentappeller Bernier le Mogol. 11 - UnAbrégé de la Philosophie de Gaffendi,son maître, en y vol. : ouvrage quele système de Defcartes , alors a lamode , empêcha d être auffi bienaccueilli qu’ill’auroit mérite. Bern ercombat les sencimens de ce philo-sophe & soit ordinairement ceuxde Gaffendi. II a cependant plusieursopinions à lui, 8c tresdifférentes decelles de l’un&de l’autre. 111.7 a'.te do libre & du volontaire , Amsterd.16S5 . in-11. II a eu auffi quel-que part à 1 ’ Ar 4 t critique de Dcf-préaux , donne pour le maintien de ladoctrine d'Aritlute.

II. BERNIER , (Jean) médecinà Blois fa patrie, & ensuite à Paris,eut le titre de médecin de Madame.Mous avons de lui : I. Hfloi.e deBlois » Paris 168a, in-4", peu exac-te, suivant D.Liron. II. Effais deMédecine, 1689 , in-q°. lll, Anti-Menagiana, 1693 > m II. IV. Ju-gement fur les Œuvres de Rabelais ,Paris 1697, in-11, plein de ver-biage & de mauvaises plaisanteries.Sa qualité de médecin de Madame,ne le tira pas de la pauvreté. Samauvaise fortune lui inspira unehumeur chagrine, qui perce danstous ses ouvrages. Son éruditionétoit sort superficielle, & Ménagerappelle vir levis armaturce, Umour.en 1668, dans un âge avancé.

III. BERNIER, (Nicolas) maî-tre de musique de la Ste Chapelle ,& ensuite de la Chapelle du roi ,naquit á Mantes sur-Seine en 1664.Le duc d 'Orléans, régent du royau-me , estimoit ses ouvrages & pro .tégeoit l’auteur.Ce prince lui ayantdonné un motet de fa compositionà examiner, 8c impatient de fçavoirle jugement du musicien, fut chezlui 8c monta dans son cabinet, II

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y trouva l’abbé de la Croix , qutexaminoit son ouvrage t Bernier ence moment étoit occupé , dans uneautre salle , à boire 8c à chanteravec quelques-uns de ses amis. Leduc i’Orléans alla troubler la gaietedu festin par des reproches .Berniermourut à Paris en 1734, à 70 ans.Ses V Livres de Cantates , à une 8cdeux voix , dont les fparoles sonten partie de Rousseau 8c de Fusclier,lui acquirentune grande réputation.On a auffi de lui les Nuits de Sceaux ,íc beaucoup de Motets qu on exé-cute encore. Peu de musiciens ontmieux possédé leur art que Bernier:il auroit dû seulement se dispenserde faire - passer le même tour dechant dans 5 ou 6 tons différens.

BERNIN 1 ou Bekkin , ( Jean-Laurent) appellé vulgairement leCavalier Btrnin , peintre , sculpteur8c architecte , excella égalementdans ces trois genres. 11 naquit àNaples en 1598. II n’avoit que dixans , lorfqu’il fit une tête de marbrequ on volt à Rome dans l’églife deSte Praxède , 8c qui mérita les suf-frages de tous les connoisseurs.Paul V fe fit-préfenter un enfantqui annonçoit des dispositions siheureuses. Ce pape lui demanda s’ilpourtoit dessiner tout de-suite unetètç ? L eBernin répondit auffi-tòt:Qjielle tête demande Votre Sainteté ì—Puisque je n ai qu à ehoistr , dit lepontife , il les fçait faire toutes ...Grégoire XV l’honora du titre dechevalier. Urbain VIII, AlexandreVil 8c Clément IX lui donnèrentdes marques de leur estime. Lareine Christine lui rendit quelquesvisites. Louis A 7 PTappella deRomeà Paris en 1665 , pour travailleraux destins du Louvre. Ce princemagnifique lui fit-fournir des équi-pages pour son voyage, lui donna,outre cinq louis par jour pendanthuit mois qu'il y resta , un présentde 50 mille écus, avec une pension