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Tome II.
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teins leP. Béni au pape Benoît XlV,comme un disciple de Baius & deJanstnius. Le sçavant pontife, sansrépondre aux délateurs , conseillaau P. Berti de se défendre ; & il lefit par un ouvrage en a vol. in-4°-Dans cette Apologie sçavante &■vive, mais un peu longue , il établitIndifférence qu’ilyaentre le Jan*sénisme & l'Augustinianisme. A lasuite de cet écrit ,1e P. Berti endona plus.” autres, dont le princi-pal est une Histoire Ecclésiastique enlatin, en 7 vol, in-4 0 , qui a fait peude fortune hors de 1 Italie , à causede la sécheresse de l’historien , &de ses préjugés en faveur de 1 ultra-Wontanisme. 11 parle du pape dansfa Théologie Sc dans son Histoire ,comme du souverain monarque des

royaumes Sc des empires , & lesautres princes ne font que ses lieu-renans. Le Pere Berti donna unAkr ¥ de son Histoire Eccléstasti-^ U . e » C * tomes en i vol. in-$°, )star est ttès-peu de chose, Lc pro-P r e seulement à donner des noticesluccintes aux étudians en theolo-g>e ° n , encore du P. Béni , desDissertations, des Dialogues , desPanégyriques, des Discours acade-"uques, quelques Poésies italien-nés qui ne font pas ses meilleuresproductions. Onafaità Venise uneédition in-fol. de tous ses Ouvra-ges, Ce sçavant mourut âgé de 70ans, le 26 Mai 1766 , à Vise , oùFrançois I grand-duc de Toscane ,depuis empereur, l’avoit appellé,après lui avoir donné une pensionconsidérable 6c une chaire de pro-fesseur de l’univerlité , avec le titrede Théologien impérial . A 1*amourle plus ardent pour l’étude, le P.Berti joignit un caractère doux Scmodéré , qui paroi (Toit encore plusdans la société que dans ses livres.11 fut aimé de ses confrères , 8c iléchappa , maigre son mérite , auxatteintes de l’envie : ce qui esi rate

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non-feulement dans le cloître, maisencore dans toutes les sociétés.

BERT1ER, ( Joseph-Etienne) del’Oratoire , né à Aix en Provence,mort le t; Novembre 1783 dansun âge assez avancé, est connu pardeux ouvrages qui firdnt dans leteins quelque sensation parmi lesphysiciens; l'un est intitulé: Phy-sique des Comités , 1760, in-12 ; 1 au-tre : Phyfique des corps animes,17 j 5,in-12. L’auteur avoir cultivé avecsuccès les sciences qui avoient rap-port aux matières traitées dans cesdeux livres ; 8c il étoit, dans la so-ciété, d’un commerce doux, Lc d’uncaractère gai & indulgent. II res-sembloit un peu par la figure au P.Malcbranche... Voy. BerthiER.

I. BERTIN, ( S. ) né dans le ter-ritoire de Constance fur le haut-Rhin , étoit neveu de S. Orner, évê-que de Terouanne. 11 aida son on-cle à défricher les terres de cet évê-ché , qui croient des déserts. Ungentil-homme de ce pays s’étantconverti, donna fa terre de Sithieupour y fonder un monastère. Bien-tôt il fut peuplé d’un nombre infinide religieux , qui, fous la condui-te de 5. Berlin , menoient une vieangélique. II fut leur abbé Lc leurmodèle. Quelque tems av. fa mort,arrivée en 706 , il se retira dans unpetit hermitage , où il finit fa viesainte dans de grands sentimens depiété.

II. BERTIN, (Nicolas ) peintre,& disciple de Jouvenet Lc de Boutions

- gne l’aîné , naquit à Paris en 1664.Son pere étoit sculpteur. L’acadé-niie de peinture lui adjugea lc pre-mier prix à l’àge de 18 ans, Lc sel'affocia ensuite. Le séjour de Ro-me perfectionna ses talens. De re-tour en France , il fut nommé di-recteur de l'école Rom. ; mais uneaventure galante, qui auroit eu d«sfuites s’il fût retourne à Rome,1 empêcha d'acccpter cette place,

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