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à un adversaire qui avoit substituéles plaisanteries aux raisons, & ilcontinua le Journal de Trévouxjusqu’à la dissolution de sa compa-gnie en France. II quitta alors sesoccupations littéraires , pour se li-vrer à la retraite. la fin de 1762 ,M. le Dauphin le fit-noraraer gardede la bibliothèque royale , & ad-joint à l’éducation de Louis XVI& de Monsieur. Mais, 18 moisaprès, des circonstances relatives àfa société l’obligérent de quitter lacour. 11 alla sc fixer à Offembourg,petite ville impériale à cinq lieuesde Strasbourg, & y composa le li-vre intitulé : Les Pfeaumes traduitsen français arec des notes & des ríflexions, Paris 1785,8 vol. in-12.Après dix ans de séjour dans cet-te ville, il revint en France, 8c nes’occupa plus que de l’étude & desexercices de la religion. II mourutd'une chute à Bourges le 15 Dé-cembre 1782, à 78 ans & 9 mois.Le chapitre de la métropole lui don-na une sépulture distinguée dansson église : cet honneur étoit dû àun homme aussi recommandable parsa piété éminente , que par sa vas-te érudition & son excellent juge-ment. La dernière assemblée d uCler-gé venoit, à son insçu, de le grati-fier d’une pension , qu’ilauroit par-tagée avec les pauvres. C’étoit fansdoute pour le récompenser de sacontinuation de {'Histoire de l'Egli-se Gallicane , où il éclaircit par desrecherches seavantes plus,” pointsde notre Histoire. On lui doit lesfix derniers volumes de cet ouvra-ge , qui font rédigés avec beaucoupd’attention 8c d'exactitude. Quel-ques critiques auroxnt désiré dansle style du P. Benhier plus de légè-reté , plus de souplesse, un ton plusvif 8c plus rapide; mais les genresqu'il a traités exigeoient presq.tousla diction grave qu’il employoit, 8cqui étoit bailleurs plus conforme à
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son caractère. Dans fa traductiondes Pscaumes , il a souvent déve-loppé ce que les autres commenta"teurs n’avoient qu'apperçu, a fix®le sens du texte, 8c en a tiré des ré-flexions pieuses , propres à nourritla dévotion ou à la faire-naître.Voye\ Bertier.
BERTHOLD , 1" général de*Carmes, Voye\ Papebroch.
BERTHOLDE le Noir, Voy<i
SCHtVARTZ.
BERTHOLDE , Bernolde, 0“Beknalde , prêtre de Constancedans le xi* siécle , continua la Ckn> mnique d 'Hermannus Contrarias , don*il étoit disciple , depuis l’an io?éjusqu’en 1066. 11 y ajouta I ’HiftoP 1de son tems jusqu’a l’année tioo >qu'o n croit être celle de sa mort. ”nous reste encore de Bertholde de*Opuscules en faveur d ^Grégoire Vi’idont il étoit grand partisan.
BERTI, ( Jean-Laurent ) cél®'bre religieux Augustin , né le
Mai 1696 à Serravezza , petit vil'
lage de Toscane, fut appellé à R°1fne par ses supérieurs , 8c obtint 1titre d’affistant-général d'Italie fla place de préfet de la bibliothè-que angélique. Ses connoissanc® 5théologiques lui méritèrent ces dis'tinctions , 8c parurent avec éc^ 1dans son grand ouvrage, De di/“*plinis Theologícis , imprimé à RoO 1 ®en 8 vol. in-4". II y adopta les sc 0 'timens de S. Augustin dans tou 1 ®leur rigueur , à l’exemple du P®fBelleUi son confrère. L'archeV®que de Vienne ( Sa/e'on ) , ou pl^tôt les Jésuites qui le dirigeoich 1 'publièrent sous son nom en 174*b 'deux écrits contre les deux thcol®giens Augustins,8c suivant eux_ ts vAugustiniens. Le premier est i st ''tulé : Batanïfmus redivivus intis PP, Bellelli 6- Berti, in- 4°. ^second a pour titre : JansenisniaVdivivus in fcrìpiis PP. BelleUi é"b®^ti, í'n-4 0 . On dénonça en rn®” 1