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libelle; 8c passa ensuite en Angle-terre , où il employoit tout son ar-gent à des peintures obscènes. Ondit qu'il revint de ses égarement;du moins son livre De fornicationecavendd, Londres 1697 in-8°,dans le-quel il y a pourtant encore bien destraits lubriques , l’a fait-pçnser, 11mourut dans l'entance, après avoirvécu en fou 3 c en libertin. Sa folieétoit de croire qu’il étoit poursuivipar deux cents hommes,qui a voientconjuré fa perte.
BEVERWICK. , ( Jean de ) Be-verovicius , né à Dordrecht en 1594,d’une famille noble. Elevé dès sonenfance sous les yeux de Gérard-Jean Vojsws , il parcourut différen-tes universités pour se perfection,ner dans la science de la médecine,8c se fit-recevoir docteur à Padoue.II exerça cette profession dans fapatrie, où il remplit aussi plusieursemplois avec distinction. II mouruten 1647 , âgé de 51 ans ; 8c quoi-qu’il n’eût pas poussé fa carrièrefort loin , Daniel Heinstus l’appelladans l'épitaphe qu’il lui fit ,Vitxartifex , Mortis fvgator , Sesprincipaux ouvrages sont : I. De ter~mino vita :, fatali an mohili ? Roter-dam, 1644, in-8“, 8c Leyde 1651,in-4”. Ce livre fit quelque bruitdans le rems. II y agite cette ques-tion : “Si le terme de la vie de cha-ir que homme en particulier est fixe»> 8c immuable , ou s’il peut être» change.» II. De exccllentia fcxúsfaminei , Dordrecht 16;9 , in-8%III. Decalculo, Leyde 1638-1641 ,in-SMV. Introduclio ad Mcdicinamindigenam ,à Leyde 166^ , in-12.
.. Ce livre , dit Vigneul-Manille , est„ un fort petit volume, mais très-bien„ rempli. Bevcrovìcius y prouve soli-„ dement que , sans avoir recours„ a ux remèdes qui viennent des paysh étrangers, la Hollande doit se con.n tenter des siens dans l'exercice de la» médecine. La lecture de ce petit li-» vte n’a rien que d’utile 8c d'agre'a-
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» ble; car outre l’érudition fine , il sis» trouve encore á la tète de chaqite>• chapitre des jolis vers de la compo-" sition de Corneille Boy , qui en ex-» priment le sens en peu de mots. »BEUF , ( Jean le ) 11e à Auxerreen 1687, fut associé à l’académiedes inscriptions 8c belles-lettres deParis en 1750 II mourut en 1760,à 7 j ans. On a de lui plusieurs ou-vrages. Les plus connus sont : I.Recueil de divers Ecrits servant à / Y-claircist'ement de VHistoire de France ,1 vol.in-iz, 1738. II. Differtationtsur d Histoire Ecclésiastique & civile del'arìs , suivies de plusieurs éclair-cistemens fur l’Histoire de France,
3 vol. in-I2. III. Traité historiqueér pratique fur le Chant eccléstastique ,
1741, in 8". 11 le dédia à Vintimillc,archevêque de Paris , qui l’avoitemployé à la composition du chantdu nouveau Bréviaire 8c du nou-veau Missel de son église. IV. Air-moires fur /’Histoire d'Auxerre , 2vol. in-4", 1743. V. Histoire ie laVille & de tout le Dioc'eje de Paris ,en 15 vol. in - 12. VI. PlusieursDissertations répandues dans lesJournaux, 8c dans les Mémoires del’académie dont il étoit membre.On lui doit aussi beaucoup de Piéceeoriginales qu’il a déterrées , 6c qu’ila communiquées á diffèrent sça-vans. L’abbé le Bcuf étoit un pro-dige d’érudition. Elle éclate danstous ses ouvrages ; mais elle y estsouvent mal digérée. II ne cessa ,jusqu’au dernier de ses jours , defaire les recherches les plus labo-rieuses. II entreprit plusieurs voya-ges pour aller examiner , dans di-verses provinces de France, lesmonument de l’antiquité. Nouseûmes i’avantage de le connoître iNimes, où le même goût nous avoirattirés. Les précieux restes qui dé-corent cette ville, le jettoient dansun enthousiasme êedansdes distrac-tions qui le faisoient-remarquer.Le peuple étoit surpris dc voie un